11 choses à savoir pour briller en société lors du Super Bowl LIII

/Source WIKIMEDIA

Patriots de la Nouvelle-Angleterre face aux Rams de Los Angeles, voilà l’affiche du 53e Super Bowl de l’histoire dont le coup d’envoi sera donné dimanche 3 février à 3:30 p.m. PT (soit 6:30 p.m. ET). Pour vous fondre dans la masse à l’heure du match le plus regardé de l’année aux Etats-Unis, voici quelques informations qui vous permettront d’impressionner l’assemblée alors que vous n’avez pas regardé un match de la saison.

Tout pour l’attaque

Ce Super Bowl aura du mal à être plus spectaculaire que celui de l’an dernier, lors de la victoire des Eagles de Philadelphie sur les Patriots (41-33). Mais une chose est sûre, il devrait y avoir du spectacle. Lancée à la conquête d’une audience mondiale, la NFL a fait basculer la ligue vers l’attaque cette saison, grâce à des changements de règles qui favorisent l’équipe avec le ballon en main, imitant ainsi la NBA et la NHL. La ligue de football nord-américain n’a jamais été aussi offensive (record de touchdowns marqués cette saison), les audiences remontent (de +4% à + 8% selon les chaînes) et ce Super Bowl LIII devrait s’inscrire dans cette logique.

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Les joueurs à scruter

Il faudra compter sur un duel des quarterbacks entre Tom Brady (41 ans), tête d’affiche de ce Super Bowl – son troisième consécutif et son neuvième en 18 saisons – et le jeune Jared Goff (24 ans, troisième saison professionnelle). Le bras-de-fer entre les deux entraîneurs, l’emblématique Bill Belichick (Patriots) et Sean McVay (Rams). A 33 ans seulement, ce dernier est le plus jeune coach à atteindre le Super Bowl dans l’histoire.

Qui est favori ?

Les Patriots, sans aucun doute. Présents au Super Bowl pour la troisième saison d’affilée, les coéquipiers de Tom Brady ont réussi à battre les Chiefs de Kansas City, grands favoris, chez eux lors de la finale de la conférence AFC (37-31). Si Bill Belichick, l’entraîneur des Patriots, parvient à mettre un plan pour museler l’attaque protéiforme de ces jeunes Rams, inexpérimentés mais capables de tout, Tom Brady devrait glisser une sixième bague de champion à ses doigts à Atlanta.

Pourquoi ce match s’appelle-t-il Super Bowl ?

C’est à Lamar Hunt, ancien dirigeant de la NFL, que l’on doit ce terme. C’est lui qui l’a proposé, en 1966, au commissioner (chef de la ligue) d’alors, Pete Rozelle. Lamar Hunt affirme que l’idée lui est venue d’un jouet populaire de l’époque, une balle nommée Super Ball. Le terme officiel de la finale entre les champions des deux conférences (NFL et AFL) n’a pourtant pas toujours été celui-là. Les deux premières éditions, en 1967 et 1968, ont été appelées “the AFL-NFL World Championship Game” et la troisième, en 1969, le “World Championship Game”. Un peu long et bien moins accrocheur…

Pourquoi s’écrit-il en chiffres romains ?

Vous l’aurez noté, ce Super Bowl s’écrit “Super Bowl LIII” et non “Super Bowl 53” ou encore “Super Bowl 2019”. Pourquoi ? C’est notre question bête de la semaine.

Des Rams baladeurs

“Charme” du sport américain, les Rams n’ont pas toujours évolué à Los Angeles dans leur histoire. Ils sont même l’unique franchise à avoir obtenu trois titres NFL en représentant trois villes différentes: leur ville d’origine, Cleveland (1945), puis Los Angeles (1951) et Saint-Louis (1999). Les Rams sont revenus à L.A. depuis 2016, après un interlude de 20 ans dans le Missouri entre 1995 et 2015.

Des prix accessibles

Les fans qui veulent assister au Super Bowl devront une nouvelle fois se délester de plusieurs milliers de dollars pour s’asseoir dans le Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta. Mais, fait rare, les bières et les hot-dogs seront à la portée de toutes les bourses. Comme pour tous les matches des Falcons (l’équipe locale), le “Fan First Menu Pricing” permet aux spectateurs de consommer à un prix défiant toute concurrence, comparé aux autres stades et enceintes de sport américain : hot-dog à 2$, bière à 5$ et nachos au fromage à 3$…

Imiter un tiers des Américains

L’an passé, 103 millions d’Américains ont regardé cette grand-messe du football devant leur télé. Une audience décevante, puisqu’ils étaient en février 2017 plus de 111 millions à avoir vu les Patriots renverser les Falcons d’Atlanta lors de la première prolongation de l’histoire (34-28). Alors que les audiences sont reparties à la hausse durant la saison régulière, CBS, diffuseur de la rencontre aux Etats-Unis, espère franchir à nouveau la barre des 110 millions de téléspectateurs.

Maroon 5 et Travis Scott à la mi-temps

Après le concert de Justin Timberlake l’an dernier à Minneapolis, c’est le groupe de pop-rock Maroon 5 qui est la tête d’affiche du spectacle de la mi-temps cette année. Il sera accompagné par le rappeur de Houston, Travis Scott, et Big Boi, membre du groupe Outkast. De nombreux artistes, comme Rihanna, Jay-Z et Cardi B, ont décliné l’invitation pour protester contre le traitement réservé par la NFL à Colin Kaepernick, le quarterback qui s’agenouillait durant l’hymne national pour protester contre les violences policières envers les minorités.

Publicités les plus chères de l’Histoire

Comme chaque année, ceux et celles qui ne s’intéressent pas au football pourront toujours guetter les nombreuses publicités diffusées durant la rencontre, aussi attendues que le match lui-même. Colgate, Pepsi, Avocados From Mexico et Doritos ont déjà annoncé leur spot de 30 secondes, qui est facturé cette année par CBS entre 5,1 et 5,3 millions de dollars, un record.

Toujours plus de paris

Si vous n’aimez ni le football ni les publicités, il vous reste encore un moyen de vous passionner pour le Super Bowl : les paris. L’an dernier, les paris légaux n’étaient acceptés que dans le Nevada. Ce qui n’avait pas empêché les Américains de placer près de 5 milliards de dollars, illégalement, sur ce match. Bonne nouvelle, cette année, pas besoin d’aller jusqu’à Las Vegas pour le faire de façon légale puisque sept autres Etats ont légalisé les paris: le Delaware, le New Jersey, le Mississippi, la Virginie-Occidentale, le Nouveau-Mexique, la Pennsylvanie et Rhode Island.