Suavemente

 « J’appréhende un peu car je n’ai pas fait de scène depuis avril ». A quelques jours de son concert du Bastille Day, Pascalito est forcément un peu fébrile. « C’est comme ça à chaque fois que je monte sur scène mais comme j’ai fait de la danse je me sers de ça pour retrouver mes sensations devant le public » explique le chanteur.
C’est sûr, Pascalito a le rythme dans la peau. Il le doit à une enfance bercée par la musique. Son grand-père était un chanteur judéo-espagnol en Algérie et sa mère chanteuse de jazz.

Pascal Sabattier, de son vrai nom, garde jusque dans son nom de scène ses origines méditerranéennes. Il a pourtant quitté depuis longtemps son Paris natal. « Je suis venu à New York pour étudier à l’âge de 18 ans. Cette ville m‘a énormément marqué par sa culture et son mode de vie. Je ne voulais qu’une chose: y retourner ». Vœu exhaussé en 1998 où Pascalito s’installe définitivement à New York. « C’est grâce à mon métier dans la finance que j’ai pu revenir et obtenir ma carte verte. C’est un bon compromis car financièrement il me permet de jouir d’une certaine liberté artistique » explique t-il. Aujourd’hui, il aimerait passer à l’étape supérieure et faire en sorte que son métier de chanteur devienne « permanent ». Dans cette optique, il vient de terminer son premier album « Le blues d’Orphée », qu’il interprétera lors du Bastille Day.

Le poète New Yorkais

«Cet album est le fruit d’un an de travail. Il a été conçu dans trois studios à Paris et à New York avec différents arrangeurs et musiciens» raconte Pascalito. Mais cet album c’est surtout un hommage rendu à son oncle, grande figure de la scène Tango musette de Paris. « Mon oncle est décédé l’année dernière, j’ai voulu reprendre son projet d’album et le mélanger au mien ». Au final, l’album est composé de treize chansons en français qui oscillent entre le jazz, le tango et la bossa nova. Un style atypique que « ce troubadour » qualifie de «world chanson ». Sa volonté d’avoir une cohérence dans son album revient de façon récurrente dans ses chansons. « Mon fil conducteur c’est la narration. J’ai le goût du phrasé, des textes bien écrits. J’aime le côté poétique des chansons ». Rien d’étonnant alors que cet amoureux de Claude Nougaro et d’Yves Montand reprenne quelques titres de ses mentors. Certaines chansons sont aussi autobiographiques comme « La citrouille de la Toussaint » qui aborde la « tristesse » de la Toussaint et l’aspect «Grandguignolesque» d’Halloween. « J’ai grandi à coté du Père Lachaise à Paris car mes parents y étaient fleuristes » explique Pascalito. «Cette chanson est une invitation à danser avec les disparus » ajoute t-il. Le chanteur espère d’ailleurs en faire son hit. Il vient de signer un contrat qui devrait permettre à sa chanson de devenir musique de film.

Quant à ses attentes pour le concert du Bastille Day : « Faire la promotion de mon album» reconnaît l’artiste. «Mais ce que j’aimerais c’est trouver une formation avec laquelle je puisse chanter », juste histoire de faire partager son blues et de se lancer définitivement dans la cour des grands par la même occasion.

Dimanche 15 juillet à partir de 12h30
60th street entre Fith et Lexington av
Pascalito

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  • Erwän

    Je souhaite une longue “deuxième” carrière à celui que j’ai connu tout petit en école primaire puis au collège…

    A cette époque, c’était les concerts de lycées, les soirées “étudiants”; j’ai même eu la chance que Pascalito danse avec nous sur scène sur “Kiss” de Prince que nous interprétions avec notre groupe…

    Aujourd’hui de l’autre côté de l’Atlantique, nous ne pouvons malheureusement pas performer ensemble mais nul doute que son “essence musicale” saura trouver écho à une formation qui l’accompagnera vers de belles aventures…

    Erwän (de Paris).

  • lianesab

    Bravo Pascalito.Maman est fière de son fils chéri.Je te souhaite beaucoup de succès,pour ton 2ème album,lequel sera sûrement réussi,comme le premier.
    Love.MUM

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