Orange veut aider les start-ups

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Le site d'Orange Fab

Aider les start-ups aux Etats-Unis à se développer, et si possible en faire bénéficier Orange : tel est l’objectif de l’accélérateur Orange Fab lancé au début de mois de mars.

Conduit par Orange Labs Silicon Valley, le programme débutera en mai à San Francisco. Aux start-ups qui seront sélectionnées, Orange offrira des services d’information et d’accès au marché des télécoms, via ses partenaires et réseaux de distribution. Le programme comprend du réseautage avec, deux fois par semaine, des interventions d’experts spécialisés et des ateliers. Mais aussi deux journées de présentation des produits développés aux exécutifs Orange, à Paris et à San Francisco, et un soutien financier allant jusqu’à 20.000 dollars.

À San Francisco, une équipe internationale assure la coordination du projet. Deux de ses membres sont français : Pascale Diaine, représentante pour Orange Labs dans la Baie, en est la responsable. Guillaume Payan, chef de produit Orange Silicon Valley, travaille sur les études stratégiques.

Des experts et un accès aux canaux de distribution

C’est la première fois qu’un tel dispositif est mis en place. Orange Fab, né en juillet 2012, est le fruit d’une réflexion sur la façon d’interagir avec l’innovation locale dans la Baie. L’idée est signée Georges Nahon, CEO français d’Orange Silicon Valley.

Les mentors d’Orange Fab, attribués aux start-ups, sont à la fois des membres de l’équipe de direction d’Orange partout dans le monde, et des experts de la Silicon Valley venus de BitTorrent, Facebook, Uber… Ils seront en contact avec les jeunes entreprises en fonction de leurs besoins, le plus souvent par téléconférence.

La durée prévue pour le programme est, pour l’instant, de trois mois. “On recherche des start-ups avec un produit déjà existant, ou du moins en phase bêta, explique Guillaume Payan. On les aide à le raffiner. Et pour tester ce produit, on leur fournit un accès aux canaux de distribution d’Orange : web, mobile, portail…” Les entreprises qui postulent doivent être basées aux Etats-Unis et ne pas avoir encore levé d’argent auprès d’investisseurs institutionnels.

Gagner en visibilité

Le comité de sélection rassemble experts d’Orange et professionnels de la Silicon Valley. Par souci de proximité, il choisira 4 à 6 start-ups pour cette première session. “On veut que les entreprises sentent qu’on est présent, insiste Guillaume Payan. Le but est d’avoir une relation privilégiée avec elles, même si elle ne se fait pas tout de suite.” Le dispositif se veut expérimental. L’intérêt pour Orange est d’identifier les start-ups à fort potentiel et de les utiliser comme caisse de résonance dans la Silicon Valley.

“Il est vrai que ce sont principalement des entreprises françaises qui postulent, constate Pascale Diaine, mais nous sommes plutôt contents du nombre de dossier reçus”. Sur le site d’Orange Fab, les candidatures restent ouvertes jusqu’au 7 avril.

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