Nicolas Sarkozy conférencier et futur chef d’entreprise

Photo Anthony Behar Sipa USA

Exclusif French Morning. C’était la rentrée de Nicolas Sarkozy et le début  de sa nouvelle vie. Devant quelque 400 banquiers, investisseurs et patrons réunis par la banque d’investissement brésilienne BTG Pactual, l’ancien président français a parlé deux à trois minutes en anglais, avant de répondre en français pendant 45 minutes aux questions d’Andre Esteves, le patron de la banque.

Arborant sa nouvelle barbe de 3 jours, Nicolas Sarkozy semblait “un peu tendu” au début de son allocution témoigne un des convives du déjeuner. Selon une source proche des organisateurs, le cachet qu’il a touché avoisinnerait les 120.000 dollars, une somme très inférieure aux 250.000 qu’exige Bill Clinton “mais très respectable compte-tenu qu’il ne parle pas anglais”, précise cette même source.

French Morning a pu consulter l’enregistrement intégral de cette intervention (à lire ici), consacrée principalement à l’Europe. Interrogé sur les perspectives économiques pour le continent, il a livré un diagnostic mitigé: prévoyant de nouvelles crises dans les deux ans à venir, mais assurant que l’Europe et l’euro seront toujours là, et importants, dans dix ans.

Reprenant un thème souvent répété pendant sa présidence, il a souligné la nécessité d’un “leadership européen” qui a-t-il dit, “ne peut être que celui des grands pays, France, Allemagne, Grande-Bretagne”.

La conversation n’a pas porté sur la politique intérieure française (à l’exception d’une remarque de son interviewer assurant: “On savait qu’on vous regretterait, on ne savait pas qu’on vous regretterait si vite!”), mais l’ancien président français a évoqué son avenir, et fait savoir à cet aréopage d’entrepreneurs qu’il rêvait de rejoindre leurs rangs. “J’aimerais tellement montrer qu’on peut avoir été un politique et comprendre l’entreprise”, a-t-il lancé, soulignant qu’il ne comptait pas se contenter de faire des conférences à travers le monde.

A la sortie du Waldorf Astoria, où se pressaient une trentaine de journalistes français venus pour certains de France pour l’occasion, l’audience était conquise: