Barbara Schulz, Marie-Antoinette à la lettre

Infos pratiques

 

Marie-Antoinette in her own words, par le French Theatrical Foundation

New York, le 24 octobre au FIAF (20h): tickets ici

Washington DC, le 2 novembre à l'Ambassade (20h): tickets ici

San Francisco, le 15 novembre au Théâtre du Lycée français (20h): tickets ici

 

Marie-Antoinette a écrit près de 500 lettres en 23 ans à sa mère, ses frères, ses amis et ses fidèles. La dernière date du 16 octobre 1793, jour de sa mort, guillotinée. “Elle l’a écrite à 4h30 du matin, elle était adressée à sa belle-sœur. Elle ne l’a jamais lue puisque les gardes l’ont confisquée et Robespierre l’a gardée“, précise l’actrice Barbara Schulz.

Cette ultime missive, “bouleversante“, dans laquelle la reine fait ses adieux à ses enfants, a marqué la comédienne, plus que n’importe quelle autre. Elle les connait toutes très bien, sur le bout des doigts même: maman aussi, elle incarnera (en français, sous-titré en anglais) Marie-Antoinette à New York le 24 octobre, Washington le 2 novembre et San Francisco le 15 dans la pièce “Les correspondances de Marie-Antoinette”, un monologue basé sur l‘ouvrage du même nom de l’historienne Evelyne Lever, recueil de ses échanges épistolaires. “C’est le texte le plus dur que j’ai eu à apprendre. Il n’est pas théâtral“, glisse la comédienne, « molierisée » en 2001 et nominée pour le césar du Meilleur espoir féminin en 1999.  « Ma mission est de donner ma voix, mon corps, mes émotions à quelqu’un qui est mort il y a bien longtemps. Qui a écrit sa dernière lettre dans un cachot, tremblante, désespérée ».

Les écrits de Marie-Antoinette révèlent l’intimité d’une monarque qui ne voulait pas l’être, arrivée en France à 14 ans pour sombrer dans la tourmente de la Révolution. Loin du cliché de la jeune femme futile, ses lettres brossent le portrait d’une reine sensible, affectée par la pression du trône et ses problèmes de couple. “Dès le début, sa mère lui disait: faites attention, ça va mal finir“, rappelle Barbara Schulz.

Pour préparer son rôle, l’actrice a buché: la biographie écrite par Stefan Zweig, les écrits de Madame Campan, femme de chambre de Marie-Antoinette. Les films aussi: “Les Adieux à la Reine” de Benoit Jacquot ou encore “Marie-Antoinette” de Sofia Coppola. Elle s’est rendue à Versailles en compagnie du metteur-en-scène Katherine Adamov. “Le palais a de très grandes pièces, mais Marie-Antoinette ne passait sa vie que dans trois petites pièces pour rechercher le calme et la tranquillité“. Ce qu’elle en retient? “Elle fut un personnage charismatique, qui s’est révélé quand les problèmes sont arrivés. Louis XVI lui s’est écrasé“, dit-elle.

Le monologue prendra place juste avant la mort de la reine. La mise en scène est minimale: “Un lit, un bureau, une chaise dans sa cellule de la Conciergerie en robe noire et charlotte blanche, précise l’actrice. Avant sa mort, elle a été moins bien traitée que Louis XVI. Il a eu le droit à être confessé. Pas elle. Il a eu le droit de dire au revoir à sa famille, il n’a pas eu les mains attachées, elle non“.

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Marie-Antoinette in her own words, par le French Theatrical Foundation

New York, le 24 octobre au FIAF (20h): tickets ici

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