Un Français veut relancer la mobylette à Los Angeles

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Tomahawk Mopeds

260 Rosemont avenue, Los Angeles

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Christophe Naulet est le monsieur “moped” (mobylette en anglais) de L.A. Pour trouver son garage, il suffit de lever le nez : une Motobécane surplombe le toit de son échoppe cachée derrière le mur d’une petite rue près d’Echo Park.

Sa petite entreprise de mobylettes vintage francaises s’appelle Tomahawk moped. “C’est le nom de mon ange gardien, d’après une voyante que j’ai consultée il y a quelques années”, raconte Christophe Naulet.

On passe les grilles et nous voici transportés 30 ans en arrière, à une époque où les samedis soir, fêtes rimaient souvent avec mobylettes. Sagement alignées les unes à côté des autres, des Motobécane et des Peugeot attendent d’être customisées par le patron. « J’ai grandi avec ces deux marques et dans mon cœur c’étaient les numéro un », confie le Français de 42 ans.

Cela fait sept ans que Christophe Naulet, Parisien installé à Los Angeles de longue date, répare et trafique les mobs. Le virus qui dormait en lui depuis la fin de son adolescence s’est réveillé le jour où son voisin lui a montré son deux roues vintage. Depuis cette date, cet ancien coach de fitness s’efforce de relancer la moped attitude dans les rues de Los Angeles.

Si les mobylettes sont rares aujourd’hui dans les rues américaines, ce n’a pas toujours été le cas. L’histoire d’amour entre la moped et les USA commence à la fin des années 70. A l’époque, le pays souffre d’une pénurie d’essence. Avec leur moteur deux temps, les pétrolettes européennes font recette auprès des lycéens et étudiants américains. En l’espace de cinq ans, Plus de 200 000 vélomoteurs sont importés d’Autriche (les Puch), d’Espagne (les Derbi), de Slovénie (les Tomos) d’Italie (Piaggio, Minarelli, Vespa) et de France.

Tombées dans l’oubli, elles reviennent à la mode au début des années 2000, et se revendent d’occasion entre 500 et 1200 dollars pièce. Christophe Naulet embraye en 2009, et passe du bricolage dans sa cave le week-end aux réparations à temps plein dans sa boutique à partir de 2012. Désormais il gagne sa vie en transformant des mobylettes rouillées en sympathiques bolides pétaradants, au grand plaisir de ses clients. “Pas de quoi non plus assurer mes vieux jours”, rajoute celui qui organise aussi des virées en motocyclette dans les rues de L.A.

Moped riders

Depuis novembre dernier,  les « mobers » se retrouvent ainsi un dimanche par mois à Griffith Park avec leurs engins boostés, qu’ils arrivent pour certains à faire monter à plus de 100 kmh.

Si la plupart de ces “mobers” roulent en Peugeot et en Motobécane, ils le doivent à Christophe Naulet. “Au départ le mober moyen restait à l’écart de ces mobylettes-là parce qu’elles ont un variateur, une transmission à courroie et un moteur qui bouge, et les Américains ne comprennent pas trop ce système”, explique-t-il. “Mais au fil des années, avec mes tutoriels postés sur Youtube, les gens ont commencé à se familiariser avec le fonctionnement de ces deux marques.”

Christophe Naulet organise aussi des courses sur un circuit situé dans le désert à une heure trente de L.A. La prochaine a lieu en septembre.

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