Venice Ball : le basket de rue selon Nicolas Gaillard

Dans le cadre de la rétrospective Romain Duris au BAM, "Chacun cherche son chat" de Cédric Klapisch sera projeté ce 8 septembre, de même que "Le Péril Jeune". Chloe, jeune parigote, a perdu son chat. Elle part donc à l'aventure, cherchant son animal à quatre pattes partout dans le quartier. Au fil de sa recherche elle va rencontrer des personnages haut en couleur, formant tous une mosaïque loufoque de la vie parisienne. Romain Duris y incarne un musicien grunge et chevelu. When the Cat’s Away 4:30, 9:15pm BAM Rose Cinemas General Admission: $12 BAM Cinema Club members: $8 30 Lafayette Avenue Brooklyn, NY 11217

La plage, la chaleur, de la musique, et une bonne dose de dunks: du 9 juin au 18 août, le Venice Ball, fondé par Nicolas Gaillard alias Nick Ansom, reprend du service.

Depuis 2007, ce joueur franco-californien de 29 ans partage sa passion pour « l’autre ballon rond » en organisant un tournoi, puis une ligue de basket-ball de rue, la Venice Basketball League (VBL), qu’il a créée à Venice Beach.

« La toute première fois que je suis arrivé ici, j’avais 13 ans, et je ne parlais pas un mot d’anglais, raconte-t-il. Nous étions en vacances, mon père me déposait le matin, et je jouais au basket toute la journéeEn une semaine, je suis passé de terrain à terrain: trois contre trois des plus nuls tout au fond, au seul terrain cinq contre cinq avec les meilleurs près de la promenade. »

VBL2

Nicolas Gaillard (centre)

Quelques années plus tard, Nick Ansom déménage à Los Angeles et, après un bref passage au Lycée Français, rejoint l’équipe de basket du lycée Fairfax: « Nous avons été classé parmi les cinq meilleures équipes du pays », note-t-il.

Après plusieurs années à s’adonner au basket et à son autre passion, la musique, en tant que D.J., l’idée d’organiser un tournoi d’été avec ses amis lui vient : “J’avais fait une équipe assez incroyable de joueurs très doués, et je pensais qu’on allait gagner”. Malheureusement, Nick Ansom s’est trouvé victime de son succès, avec plusieurs  anciens joueurs de la NBA venus les affronter, « et des équipes qu’on a dû refuser ».

En 2008, le tournoi devient une ligue, soit dix équipes qui se rencontrent lors de matchs, organisés tout au long de l’année. « Cela nous permet de voir la progression des équipes, et d’établir des liens ». Il ajoute : “C’est aussi beaucoup plus de travail, mais maintenant je commence à avoir une bonne équipe, avec aussi quelqu’un en charge du divertissement.

Et du divertissement, il y aura tout au long de l’été avec le Venice Ball: des « food trucks », des spectacles, et des DJ venant compléter le programme, avec également pour les enfants, un terrain réservé au camp d’été  « Natural Leaders ». Cette initiative, organisée par la Kids Venice Ball League (KVBL), est gratuite pour les enfants issus de milieux défavorisés, et ouverte à tous les joueurs en herbe.

À côté de la cour des petits,  le « court » des grands. La journée de sélection pour les dix équipes de la ligue a eu lieu dimanche dernier. « Les joueurs viennent de tous les États-Unis et même du reste du monde pour être repéré et faire partie de l’expérience. Nous sommes plus connus en Allemagne et en Asie qu’aux Etats-Unis, mais tout le monde rêve de venir jouer sur ces terrains, surtout à ce niveau », précise Nick Ansom.

Même si elle n’a pas le statut de ligue professionnelle, la VBL est bien cotée au niveau international : “En juin dernier nous avons été invité par Michael Jordan au tournoi Quai 54. Sur 32 équipes, notre équipe s’est retrouvée en demi-finale, que nous n’avons perdue que d’un point. »

Commentaires