Sarkozy et le franc enterrés, Napoléon ressuscité

Le lancement de la campagne présidentielle, officialisée par la candidature attendue de Nicolas Sarkozy mercredi soir sur TF1, fait couler beaucoup d’encre dans la presse américaine. Celle-ci se montre circonspecte quant aux chances de Sarkozy de l’emporter, accumulant au passage quelques clichés sur la France. L’édition américaine du Financial Times note que le président pâtit de son image «bling-bling», vue comme « un énorme handicap électoral dans un pays qui se méfie instinctivement des riches ». D’autant que son rival François Hollande, « en tant que socialiste, a bénéficié du réflexe traditionnel  français de demander de l’aide au gouvernement dans les moments difficiles », ajoute le Washington Post. La France terre d’assistés, un « réflexe traditionnel » de la presse américaine ?

Reste que la victoire de Hollande, loin d’être assurée, « n’entraînerait pas de changements importants dans la politique économique française ou dans la gestion de la crise de l’euro », tempère le New York Times qui affirme que la déclaration de guerre du candidat socialiste à la finance n’est que la rhétorique d’un homme en campagne. Selon le quotidien, l’ancien protégé de l’européiste Jacques Delors ne fera rien qui puisse nuire à l’euro, « le symbole le plus tangible de l’intégration européenne ». Et de conclure : «« Merkollande » ne sonnerait pas aussi bien que « Merkozy », mais cela ne sonnerait pas le glas de la zone euro. »

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