Pionnière des programmes bilingues, EFNY manque de fonds

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Nos programmes after-school ne sont pas tenables“. Talcott Camp est présidente d‘EFNY (Education Française New York). Et ces temps-ci, elle est inquiète.

L’association de parents d’élèves à l’origine de plusieurs programmes bilingues de la ville vient de lancer  un appel au don auprès de son réseau de parents d’élèves. Objectif: financer ses “after-schools” français-anglais, mais aussi les autres programmes et services proposés par l’organisme. “Nous payons les professeurs, notre programme est de qualité, les enseignants sont formés et les frais d’inscriptions sont relativement bas comparés à d’autres after-schools, souligne Mme Camp. Nous avons besoin d’embaucher quelqu’un pour partager la charge de travail“. Pour l’heure, seuls le coordinateur pédagogique et les enseignants sont salariés, les autres tâches sont assurées par des bénévoles.

Outre le recrutement d’un salarié, les fonds levés doivent permettre de financer l’ouverture de nouveaux programmes, les bourses et la formation des enseignants. Depuis sa création en 2005, l’association a contribué au lancement de plusieurs programmes d’immersion bilingue français-anglais dans les écoles publiques de la ville et gère six “after-schools” à Brooklyn et Manhattan.

Cet appel au don survient alors que le soutien financier de l’Etat français se réduit. En tant que programme FLAM (Français Langue Maternelle), l’organisme bénéficie d’une subvention accordée par l‘AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger). Cette subvention dégressive, attribuée pour un délai de cinq ans, a été prolongée pour EFNY, mais “c’est très peu“, précise Mme Camp, qui ajoute que le groupe a également pu compter pour 2012-2013 sur 7.500 dollars issus de la réserve parlementaire de la députée invalidée Corinne Narassiguin. “Nous sommes très reconnaissants du soutien du gouvernement français, mais avec le recrutement des enseignants, la vérification de leurs qualifications, les inscriptions et l’obtention des permis, les heures s’accumulent, précise Talcott Camp. Nous devons trouver d’autres sources de financement“.

La présidente indique que “toutes les sommes, petites ou grandes, sont les bienvenues“. Les dons de DVD et de livres en français sont acceptés aussi. “Nous saurons en faire bon usage”.

Commentaires

  • kdum

    Ben, faut demander à Frédéric Lefèvre, il a annoncé un programme dans ce sens. Bonne chance !