Faux scoop, faux pinot et faux départ

Il y a quelques jours, le parisien titrait en une : « Exclusif : quand les appelés du contingent servaient de cobayes… ». Un « scoop » qui date en réalité de 1998, mais repris tout de même cette semaine dans le New York Times alors que le décret d’application de la loi sur l’indemnisation des vétérans est en cours de rédaction. Le NY Times rappelle les faits, le secret autour de ce « rapport accablant » qui arrive « comme une bombe ». «La France a réalisé 210 essais d’armes nucléaires dans le Sahara algérien et en Polynésie française entre 1960 et 1996. Le ministère de la Défense a estimé qu’un total de 150.000 militaires et civils aurait subi les conséquences néfastes de ces essais. »

La société française Sieur d’Arques, qui a commercialisé du faux pinot aux Etats-Unis, et le courtier de la maison Ducasse ont été condamnés mercredi pour tromperie sur la marchandise par le tribunal correctionnel de Carcassonne. Pour le San Francisco Chronicles, l’affaire « Pinotgate 2010 » est le résultat d’une demande trop importante. « L’industrie du vin répondait à une énorme demande pour une version bon marché d’un vin qui ne devrait probablement pas être bon marché, (…) on nous a vendu le vin que nous méritons. (…) Il ya une solution simple: Arrêtez de boire du Pinot bon marché. » commente Jon Bonné, spécialiste du vin pour le journal. Pour beaucoup, l’entreprise Gallo ayant reçu les faux pinots est également responsable : « Comment ne savaient-ils pas que ce n’était pas du Pinot? Personne ne goûte les vins? »

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