Je ne veux plus de ma vie “parfaite”

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Je suis étonné par le calme et le sourire d’Aline.

« J’adore ma petite ville de campagne du New Jersey où j’habite depuis sept ans avec mon mari Jean, barbier de son état, et mes deux fils adorables. Je ne veux pas me plaindre, mais je vis une situation inhabituelle donc déstabilisante. Je sens que je suis à une croisée des chemins, mais je n’arrive pas à trouver la réponse à une question qui me taraude l’esprit depuis un long moment, « et maintenant Aline, que vas-tu faire ? »

Malgré sa voix primesautière et son optimisme qui se veut contagieux, Aline est au bord des larmes. Je reste de marbre. Il est primordial pour un coach de savoir garder ses distances avec les émotions de son client. Aline a arrêté de travailler pour élever ses enfants qui ont maintenant 10 et 12 ans. Elle réalise aujourd’hui, sans amertume mais tout de même avec un peu de jalousie, qu’elle est la seule dans son foyer à ne pas avoir d’identité propre. Au fil du temps, elle est devenue « la maman de » et « la femme de ». Aline a disparu.

Que veut-elle changer dans sa vie ? Elle se dit prête à tout pour rajouter à sa palette des couleurs qui n’appartiennent qu’à elle. « Je ne veux plus travailler dans une banque comme avant en France, je veux faire ce dont j’ai toujours eu envie. Je sais que c’est quelque chose de créatif, je sens que c’est là, figé dans mes tripes, mais je n’ose pas le sortir, je me sens idiote ».

Qu’est-ce qui vous en empêche ? « La peur de l’inconnu, la peur d’échouer, la peur de réussir, la peur de faire face à qui je suis vraiment, la peur d’avoir peur, mais avant tout la peur de me lancer et de réaliser que je ne serai pas la meilleure à ce que je fais ».

Quand je lui dis que la pression qu’elle se met sur les épaules ressemble plutôt à une fausse excuse pour ne pas explorer ce qu’elle a toujours voulu faire, elle ne me contredit pas. « J’ai tendance à être ma pire ennemie tant je suis dure et exigeante avec moi-même. C’est comme cela que j’ai été élevée. L’aînée de la famille qui doit donner l’exemple à ses petits frères, encore et toujours. On m’a tellement poussé à être la soeur parfaite que j’ai l’impression d’avoir décliné ce concept dans tous les aspects de ma vie. Aline la parfaite écolière, la parfaite étudiante, la parfaite copine, la parfaite femme, la parfaite mère…c’est lourd à porter ».

Afin d’atteindre l’épanouissement qu’elle recherche, Aline doit apprendre les joies de l’imperfection. Elle est repartie de notre première séance déroutée, attendant peut-être des conseils ou des coups de pied aux fesses que je ne lui donnerai pas. Mon métier est de l’aider à trouver la solution qui est en elle, et non pas de la conseiller ou de la discipliner.

Elle est revenue me voir la semaine suivante prête à essayer de changer. Ce n’est pas facile de se libérer de mauvaises habitudes. Aline en est la preuve vivante. Tout chez elle doit rentrer dans des cases elles-mêmes contenues dans des tableaux qui la rassurent.

Séance après séance, en prenant la vie de tous les jours comme outil de travail, elle a commencé à réaliser les bienfaits de ne plus être un parfait petit soldat. « Lorsque nous sommes partis en vacances, j’ai laissé derrière moi mes notes sur ce qu’il fallait voir et faire. Je ne m’improvise plus docteur lorsque l’un de mes fils est malade et je n’en ressens aucune culpabilité. Je ne cherche plus à être un chef cuisinier lorsque j’invite des amis dîner à la maison, et l’atmosphère est bien plus agréable et détendue pour tout le monde. Je m’accorde le droit de dire non quand je ne veux pas faire quelque chose que l’on me demande, et ce n’est pas fin du monde si je suis grognon lorsque mon mari rentre à la maison après une longue journée de travail. Je comprends maintenant que ce sont les petites imperfections de la vie qui en font sa richesse ». Son mari est soulagé non seulement de voir “Superwoman” laisser place à la femme qu’il avait épousée quinze ans auparavant, mais aussi de pouvoir laisser tomber son habit de “Superman” qui ne lui a jamais vraiment collé à la peau.

Aline est maintenant prête à répondre à la question posée le premier jour de notre collaboration. « C’est incroyable Nicolas, en trois mois de travail, nous n’avons pas parlé une seule fois de ma créativité et de quelle façon elle pourrait se traduire en activité professionnelle. J’ai l’impression d’avoir fait tout un travail en aval qui a complètement dégagé mon horizon. La réponse n’était pas seulement dans mes tripes, mais aussi au bout de mon nez. Je ne pouvais la voir tant mes attentes étaient élevées ».

Finie la jeune femme bloquée et sans réponses, la voilà légère et déterminée. « J’ai toujours dessiné, partout et sur tout. Je vais démarrer un blog sans pression, sans vouloir être parfaite, juste par pur plaisir et envie. Ce n’est pas une lubie ou un caprice d’enfant, c’est une activité que j’ai toujours pratiquée en cachette. Un jour, il y a longtemps de ça, j’ai décidé arbitrairement que je ne pourrais jamais en vivre. C’est peut-être vrai, mais cette fois-ci, je veux le découvrir par moi-même ».

Je vais régulièrement sur son blog. Je trouve ses dessins souvent éblouissants, toujours justes. Lorsqu’elle m’envoie un e-mail pour me tenir au courant de sa progression, je lui fais part de mon admiration. Sa réponse ne se fait pas attendre, « C’est vrai, j’ai une certaine facilité à exprimer ma vision du monde avec mon coup de crayon. Je ne sais pas encore ou cela va me conduire, mais ce qui est amusant, plutôt bon signe et définitivement ironique, est que je pense que c’est justement mon manque de technique, et donc les imperfections que cela entraîne, qui fait que les gens connectent si bien avec mes dessins ».

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