Yobs remporte l’étape du Startup Tour à Los Angeles

Oliane Piana, directrice de FrenchFounders en Californie du Sud, et Federico Dubini, Co-fondateur de Yobs Technologies. /CR FrenchFounders

“Nous avons trouvé la solution pour faciliter le travail et faire gagner du temps aux ressources humaines.” Tel est le credo de Yobs, une start-up facilitant le recrutement grâce à l’intelligence artificielle, créée aux Etats-Unis par l’Italien Frederico Dubini et le Français Raphael Danilo.

Un peu plus d’an après son lancement officiel, la jeune pousse a séduit le jury de la compétition locale du Startup Tour 2019, jeudi 20 juin. L’entreprise s’est qualifiée pour la finale de la troisième édition de ce concours de start-ups organisé par FrenchFounders et BNP Paribas.

Le jury était composé de Mehdi Ait Oufkir (Parachute Home), Odile Roujol (FAB Co-Creation Studio), Karine Philippon (Mazars USA LLP), Yves Sisteron (Upfront Ventures) et d’Alfred Vericel (Red River West).

“On est très excités à l’idée de participer à la finale à New York”, assure Raphael Danilo, se réjouissant de “construire quelque chose d’innovant.” Cette récompense n’est pas une première pour Yobs, qui s’est distinguée en remportant le challenge “Imaginer une nouvelle génération de recruteurs virtuels” lancé en janvier 2019 par ManpowerGroup.

Yobs était en lice avec quatre autres start-ups implantées à Los Angeles : Creative Bot, YUNI Beauty, MisterB&B et Epartrade. Les start-ups candidates devaient recenser au moins un co-fondateur francophone et avoir levé ou généré 500.000 dollars depuis leur création.

Les deux fondateurs se sont rendus compte que “le recrutement était un enjeu majeur”. “On a essayé de comprendre pourquoi il y avait tant de démissions”, avoue Frederico Dubini.

Comment Yobs procède-t-elle ? Cette technologie se base sur des algorithmes d’intelligence artificielle pour analyser des vidéos d’entretiens d’embauche. L’objectif est de cerner la personnalité des candidats, ainsi que détecter leurs “soft skills” à partir de leur langage corporel et de leur manière de s’exprimer. Les “data” qui en ressortent sont ensuite envoyés aux entreprises, leur permettant de faciliter la prise de décision, sans se laisser influencer par les émotions des recruteurs.

Cette technologie est actuellement proposée aux Etats-Unis et en Europe. Les deux hommes sont en train de lever des fonds afin de recruter un commercial et de développer des partenariats à l’international.