We Oui, la start-up qui fait des surprises complètement folles

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Le site de We Oui

Elle veut fêter l’anniversaire de son mari. Lui est passionné d’art. Le jour J, il reçoit en cadeau une très belle photo d’un artiste suisse-allemand qu’il ne connaissait pas. Le lendemain, il reçoit un SMS du photographe lui précisant que le cadre est équipé d’un double-fond. A l’intérieur, il trouve une loupe qui lui permet d’ausculter le tirage qui représente un paysage avec, au centre, une voiture à vendre à l’abandon.

Grâce à la loupe, il va découvrir un message invisible à l’oeil nu et qui lui est adressé: ‘Bonjour Patrick, appelez immédiatement ce numéro‘”. En passant le coup de fil, il entre dans un autre univers, loin de son quotidien de chef d’entreprise.

Cette aventure, qui a duré deux mois et qui s’est jouée d’énigmes en rencontres entre Paris et New York, fait partie des surprises complètement folles concoctées par les Français de We Oui. Dans ce scénario, tout a été créé de A à Z par la start-up: l’identité du photographe, son site web, sa page facebook, ses références. Il a fallu engager des acteurs dans plusieurs pays et fabriquer des décors. “Parfois, on doit louer des boutiques et remplacer le personnel par nos comédiens“, explique Romain Osi, co-fondateur, installé à New York depuis un an. “L’objectif de We Oui, c’est de mettre de l’art dans la vie de tous les jours“.

We Oui est né à Paris il y a trois ans-et-demi de l’imagination déjantée de Romain Osi et de Laetitia Gadan Karmaly. Lui est photographe de formation et a exposé dans des espaces publics incongrus. Elle est scénariste et productrice dans le cinéma. Un cocktail explosif.

Que ce soit pour une demande en mariage ou un anniversaire, les scénarios sont toujours dignes d’un film d’espionnage avec fausses pistes et intrigues. Bref,  We Oui, c’est presque “The Game” avec Michael Douglas, “mais en moins flippant“, plaisante Romain Osi. “En fonction de la personne à surprendre, de l’occasion, de son histoire, on écrit un scénario. Ensuite, on engage des comédiens, on crée des décors, on loue des boutiques s’il le faut“.

Installé à Brooklyn, le trentenaire gère les expériences françaises tout en développant autant que possible l’activité de We Oui à New York. “Pour le moment, ce sont surtout des Français installés ici ou qui viennent en vacances qui nous contactent“, reconnaît-il. Mais les Etats-Unis représentent un marché gigantesque pour la jeune pousse qui se définit comme une agence de “creative surprisers“. “Les Américains ont inventé les demandes en mariage loufoques, au cours de flash mob par exemple, quand tous les clients d’un restaurant participent. Ici, il y a un côté festif très particulier“.

L’expérience unique et les souvenirs inoubliables promis par We Oui ont bien sûr un coût: le prix plancher est de 4.000 euros. “C’est une somme importante, reconnaît Romain Osi, mais ça doit être quelque chose d’extraordinaire“. Les deux amis ont bien essayé les formules ‘low cost’, mais ont été déçus par les résultats. “La difficulté de notre marché est d’arriver à convaincre des personnes qui ont les moyens de dépenser une telle somme, de le faire avec nous et pas en achetant une bague“.

Depuis plusieurs mois, We Oui travaille également avec des entreprises pour organiser des événements de team building. “Ces boites ont envie d’idées fraîches, de choses qui sortent de l’ordinaire“. Quand la surprise s’adresse à 150 personnes, impossible pour la start-up de personnaliser mais les salariés se souviendront de leur séminaire d’entreprise.

Sans véritable concurrent, We Oui se porte plutôt bien et le bouche-à-oreille de clients satisfaits marche à merveille. Dans quelques jours, une nouvelle mission se tiendra à New York: une demande en mariage française. Alors, mesdemoiselles (le client est un homme), si un jour de novembre vous avez l’impression d’être dans un film, laissez-vous prendre au jeu.

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