Le wwoofing, l’autre façon de voyager à moindre frais

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Site de Wwoof-USA

Site de Wwoof international

Autres sites de wwoofing : Workaway et Helpx

Envie de découvrir les Etats-Unis de façon originale et à moindre frais ? Le wwoofing est fait pour vous ! Créé en 1971 par Sue Coppard, une Londonnienne en manque de nature, ce concept permet aux volontaires de travailler dans une ferme bio en étant nourri et logé.

Au départ, l’acronyme renvoyait à “Working weekends on organic farms” (week-ends de travail dans les fermes bio). Grâce au bouche-à-oreille, le wwoofing s’est étendu à une centaine de pays, de l’Afrique au Moyen-Orient en passant par la Nouvelle-Zélande et le Japon.

Aux Etats-Unis, le site Wwoof-USA recense près de 1.900 hôtes. Si bien qu’aujourd’hui, “wwoof” signifie désormais “Worldwide opportunities on organic farms” (offres d’emploi mondiales dans les fermes bio).

Il n’y a pas de limite d’âge pour wwoofer. Jeunes (de plus de 18 ans) ou vieux, seules comptent la motivation et l’envie de s’investir. On peut même voyager à plusieurs et avec ses enfants. Le wwoofer doit s’intéresser aux problématiques liées à l’environnement, et peut s’adonner à des taches allant du nettoyage de la ferme à la nutrition des animaux… voire la restauration de meubles anciens ! Tout dépend de ses attentes et de celles de son hôte. A priori, aucune compétence spécifique n’est requise.

Gare toutefois à ceux qui croient à des vacances faciles ! Le wwoofing, ce n’est ni couchsurfing, ni du volontariat international en entreprise. Il s’agit d’un travail – non rémunéré – donc on attend d’un volontaire qu’il travaille de 4 à 6 heures par jour, jusqu’à 6 jours par semaine.

L’hôte en question peut être un fermier ou un particulier qui pratique l’agriculture biologique ou l’éco-construction. Mais il peut très bien apparaître, par exemple, sous la forme d’un organisme, comme l’a vécu Emeline, partie pendant trois semaines en Nouvelle-Orléans, pour reconstruire les maisons après le passage de l’ouragan Katrina. Et la jeune femme n’y connaissait pourtant rien en menuiserie !

Un master en marketing de l’innovation en poche, Emeline veut maintenant se tourner vers l’associatif. “Après 3 mois en wwoofing, j’ai travaillé comme commerciale en France pendant un an, raconte-t-elle. J’ai arrêté, car ce n’est plus ce que j’ai envie de faire. Si je pouvais, je ferais du volontariat toute ma vie !

Idem pour Mélina, qui après avoir sillonné les Etats-Unis d’est en ouest, a abandonné ses études en coopération internationale pour suivre une formation de maraîchère. “J’aime l’idée de travailler la terre. En fac, on n’a pas l’habitude de se salir les mains.

Si Kévin n’a toujours pas envie de devenir agriculteur après être passé par trois fermes, son expérience lui a permis de découvrir un autre mode de vie. “Je voulais montrer qu’il existe toujours des moyens alternatifs respectueux à la fois de l’environnement et de l’homme dans le domaine agricole, et que ces moyens sont accessibles partout, même aux Etats-Unis, pays dont le secteur agricole est réputé outre-Atlantique surtout pour les OGM et ses pratiques de masses agressives et polluantes.

Abus

Comme pour tout, il faut s’y prendre à l’avance. Comptez six mois si vous rêvez d’un ranch au Texas en plein mois d’août. Mais si vous n’êtes pas trop difficile, vous aurez une réponse positive très rapidement.

Pour avoir accès à la liste des hôtes, il suffit de payer une cotisation annuelle de 15/20 euros via un site de wwoofing comme Wwoof-USA. C’est ensuite au wwoofer de déterminer avec l’hôte quel type d’activité il souhaite effectuer, la durée du wwoofing, le nombre d’heures de travail, la nature du logement etc. Ceci afin d’éviter les mauvaises surprises…

Kévin, lui, s’est retrouvé dans une ferme à Tacoma (Washington) que les propriétaires, plutôt aisés, avaient achetée “pour s’occuper” ! Difficile dans ces conditions d’apprendre le métier de fermier. Pire encore, les hôtes de Mélina en Virginie occidentale faisaient travailler celle-ci 70 heures par semaine. “On devait porter des pierres de 10 kg ! Ils nous prenaient pour des esclaves.” Inutile de préciser que tous deux ont demandé à changer d’hôte.

Comme tous les sites de wwoofing, le site Wwoof-USA décline toute responsabilité en cas de problème. D’où l’importance d’une communication claire entre l’hôte et le wwoofer. A noter qu’il s’agit d’un accord tacite et qu’il n’y a pas de lien contractuel strict.

Pensez également à prendre une bonne assurance voyage. En effet, comme le précise Kévin, quand on manipule des machines agricoles, “une blessure peut vite arriver“.

Quant à la question du statut du wwoofer, même si celui-ci est un “willing worker” (travailleur volontaire), il doit se présenter comme “visiteur” aux agents d’immigration.

Enfin, prévoyez un budget qui inclut les billets d’avion et un moyen de transport une fois aux Etats-Unis. A moins que vous ne souhaitiez vivre dans une ferme isolée en harmonie avec la nature …

 

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