Un nouveau proviseur à la FASNY

Graduation 2012 (crédit: FASNY)

Il est venu aux Etats-Unis pour être pianiste. Le voilà chef d’établissement. En septembre, Joël Peinado (ci-dessous) fera sa première rentrée comme proviseur de la French American School of New York (FASNY), l’école bilingue et biculturelle du Westchester. Il remplace Robert Leonhardt, parti à la retraite. « Je suis très content, c’est un défi pour moi », confie-t-il par téléphone.

M. Peinado connaît bien la FASNY où il travaille depuis 17 ans. Ces deux dernières années, il était proviseur-adjoint en charge du niveau “secondaire” de l’école. Cette dernière compte trois campus (les sections collège et lycée sont à Mamaroneck, le primaire à Larchmont et la maternelle à Scarsdale) et plus de 800 élèves de 50 nationalités différentes, selon le site de l’établissement fondé en 1980.

Natif de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), Joël Peinado arrive aux Etats-Unis en 1984, une bourse de piano classique en poche. Ce diplômé de l’université René Descartes de Paris bascule rapidement dans l’enseignement, travaillant comme professeur de SVT (Sciences de la vie et de la Terre) au Lyceum Kennedy. Il enseigne ensuite au French Institute Alliance Française (FIAF) et au Kew Forest School à Forest Hills.

Parmi les dossiers « chauds » de sa rentrée, il aura à gérer les effets de la suppression de la prise en charge (PEC) dont bénéficiaient 73 familles de la FASNY. « Il y a des familles qui vont faire défaut, affirmait-il début août. Il précise qu’il n’est pas opposé à la suppression de la PEC en elle-même mais « même quand vous êtes une famille aisée, vous avez un budget. Difficile d’apprendre pendant les vacances  que vous allez devoir débourser 20-25.000 dollars de plus à la rentrée, dit-il. L’application arrive brutalement. La rentrée suivante aurait été mieux ».

Joël Peinado fait sa rentrée

Autre challenge : la construction controversée du nouveau campus de la FASNY en lieu et place d’un ancien club de golf à White Plains dans le Westchester. En août, French Morning vous parlait de la levée de bouclier suscitée par le projet dans le quartier cossu de Gedney Farms. Pour le proviseur, la construction du nouveau campus, qui doit encore être approuvée par la Ville, est une nécessité. « Nous utilisons chaque mètre carré possible de nos bâtiments en ce moment. Nous utilisons la bibliothèque pour les cours, et nous partageons les bureaux. Nous avons besoin d’être dans un seul endroit. » Il est loin le temps où la FASNY ne comptait qu’une petite dizaine d’élèves. Ce nouveau campus permettrait de porter le nombre d’enfants scolarisés à 1.200. « Nous avons un produit extraordinaire en dépit du bâtiment ».