Un divorce à l’américaine

Charlotte Sarkozy se sent new-yorkaise. Elle a demandé à un juge de Manhattan hier que la loi de New York s’applique dans le cas de son divorce, rapporte le New York Post ce jour. L’enjeu est de taille : si les biens conjugaux sont divisés à la manière new-yorkaise, ils seront divisés en deux. Si le contrat de mariage signé en France prévaut, leur collection d’art et leurs biens immobiliers (dont la townhouse de 10,5m$) dans l’Upper East Side reviendra à l’époux qui a les droits légaux : Olivier.

Et le tabloid américain de donner plus de détails : Olivier (demi-frère du président, qui a très peu résidé en France) reconnaît que le couple a actuellement plus de liens à New York qu’à Paris mais argue que cela ne devrait pas affecter le régime de la séparation des bien, qui lui a été fait en France. L’avocat d’Olivier, Robert Michaels, a rappelé que son client avait fait le voyage en France spécialement pour signer le contrat de séparation des biens, à la demande de son beau-père. Ce dernier était inquiet de voir le patrimoine familial se dilapider, le couple se connaissant depuis à peine trois mois au moment de leur mariage. A l’époque, Olivier Sarkozy n’avait pas encore fait fortune à Wall Street (il est un des dirigeants du très prospère Carlyle Group)…

L’avocat de Charlotte a expliqué au juge que le contrat n’avait pas de validité car certaines conditions n’avaient pas été remplies, notamment se marier en France. En effet, le couple s’est marié officiellement à Nantucket en octobre 1997 et a fait ce que l’avocat appelle un “faux mariage” en France deux mois plus tard. L’union qui avait été scellée à Neuilly-sur-Seine, sous les auspices du maire de l’époque Nicolas Sarkozy, n’avait pas de validité juridique assure l’avocat de la future ex Mme Sarkozy.

(Visite de la townhouse des Sarkozy en video sur French Morning  : ICI.)