Trierweiler, DSK: le libertinage à tous les étages

Crédit : AFP - letemps.ch

Etre François Hollande n’est pas très facile en ce moment : sondages en berne, temps économiques difficiles… et une Première dame frondeuse.

Valérie Trierweiler fait son grand retour dans les colonnes de la presse américaine. Après “l’affaire Twitter” en juin, un livre-choc intitulé La Frondeuse, par les journalistes Alix Bouilhaguet et Christophe Jakubyszyn, prétend que Trierweiler aurait eu une relation amoureuse avec Patrick Devedjian, ministre délégué à l’Industrie sous Nicolas Sarkozy. Et évidemment la presse américaine ne se prive pas de citer amplement des extraits du livre. Trierweiler “couchait avec le Président actuel François Hollande et l’homme de droite Patrick Devedjian, alors qu‘elle était mariée au journaliste Denis Trierweiler”, s’exclame le New York Magazine. “Quel scandal!”, s’indigne en français le Huffington Post. Le site d’information cite les auteurs de la biographie affirmant que le livre est une “investigation honnête” qui met en avant “la proximité impérieuse entre hommes politiques et journalistes, très répandue en France.”

Une proximité dont se régale CNN. Nicolas Sarkozy aurait dragué Trierweiler tout en tenant la main de son ex-femme Cecilia, raconte la chaîne sur son site. « ‘Tu es tellement jolie’, lui aurait-il chuchoté à l’oreille. Quand elle refusait ses avances (…) Sarkozy disait à ses amis : ‘Elle se prend pour qui ?’ » CNN énumère ses surnoms évoqués dans le livre : “Cruella”“femme narcissique” et “talon d’Achille” d’HollandeAprès “Carla Bruni, c’est difficile de faire mieux”, s’amuse le New York Magazine.

Time Magazine enfonce le clou. La “First Lady” “a peut-être tiré des leçons douloureuses de ses coups (…), mais ceux-ci ne l’empêchent pas (…) de provoquer des troubles supplémentaires”. Elle “risque la fureur diplomatique du Mexique”, suggère le journal. Le crime commis : avoir utilisé la valise diplomatique pour envoyer du chocolat à Florence Cassez, prisonnière française au Mexique. Toutes ces polémiques amènent le Huffington Post à s’interroger : “Est-elle la First Lady la moins populaire de l’histoire ?” Et le site semble lui-même répondre en citant un article du Daily Telegraph : “Tout le monde la déteste déjà. Parmi ses surnoms se trouvent ‘Première P—‘ et le ‘Rottweiler'”CNN fait ressortir les conséquences pour le Président: “La complexe vie amoureuse de Hollande (est) à l’origine de sa popularité dégradée”.

DSK, un Français “normal” 

Les liaisons dangereuses entre vie privée et vie publique font aussi les choux gras du New York Times, qui revient sur l’affaire Dominique Strauss-Kahn. Selon le quotidien, l’enquête judiciaire sur une possible implication de l’ex-directeur général du FMI dans un cercle de prostitution lève le voile sur “une pratique clandestine dans certains cercles puissants de la société française : des soirées sécrètes avec des avocats, des juges, des officiers de police, des journalistes et des musiciens qui commencent par un dîner festif et finissent avec des invités nus et du sexe en public avec une multitude de partenaires.” Pour le journal, cette pratique n’a rien de nouveau : “En France, le libertinage a une longue histoire dans la culture.” 

L’International Herald Tribune confirme cette position. “Lorsque (…) Dominique Strauss-Kahn se livrait à des orgies, était-il simplement un libertin à l’esprit libre dans une tradition notoire et omniprésente dans la culture française depuis plusieurs siècles ?”. Pour démontrer ceci, le journal évoque les livres du Marquis de Sade (1740-1814) et cite Olivia Cattan, présidente de l’association Paroles de Femmes. “Clubs échangistes et libertinages font partie des moeurs françaises”, confirme-t-elle. Le New York Times, quant à lui, cite une interview de Strauss-Kahn parue dans le magazine Le Point : “Il y a de nombreuses soirées similaires à Paris et vous seriez surpris d’y rencontrer certaines personnes.” Le quotidien new-yorkais reste sceptique quant aux conséquences de l’affaire DSK : “Il reste incertain si sa chute aura un impact durable sur la culture de privilèges sexuels et d’impunité des hommes puissants en France.”

La “guerre des coquilles”

Il n’y a pas que les hommes politiques français qui font parler d’eux, les pêcheurs aussi. Le Washington Times publie un article sur la “dispute féroce dans la Manche” entre pêcheurs français et anglais sur le droit de pêche des coquilles Saint-Jacques. Les pêcheurs français, furieux de l’expansion britannique dans leurs eaux, “ont encerclé les bateaux anglais dans une démonstration de force maritime.” Pour le International Herald Tribune les coupables sont tout trouvés : “Le premier coup a été donné par les Français lundi, lorsqu’ils (…) les ont bombardés avec des catapultes, des pierres, des écrous et des boulons.”  On se croirait au temps du Blocus continental de Napoléon. “Des militants pêcheurs français ont menacé de mobiliser une armada de 250 navires pour bloquer les ferries britanniques, et leurs homologues britanniques ont voulu faire appel à la Royal Navy pour les sauver”. La couverture médiatique de l’événement est couronnée par un article de l’Associated Press repris par Fox News qui cite Bill Brock, président de l’organisation des pêcheurs du Sud-Ouest de l’Angleterre : “C’est une réaction typique des Français, au lieu de s’asseoir et de discuter d’un problème, ils nous lancent des pierres.”