3 conseils pour traverser la saison des ouragans en Floride

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Au Mardi 1 novembre 2016


 

 

 

La saison des ouragans a officiellement commencé le 1er juin et ça se voit. Si la Floride n’a pas connu d’épisode depuis 10 ans, les précautions à prendre restent les mêmes chaque année jusqu’au 1er novembre.

On estime qu’entre 35.000 et 40.000 Français vivent en Floride. Il faut y ajouter les 200.000 vacanciers qui découvrent les plages de sable blanc tous les ans (chiffres du consulat) et ça fait un joli petit monde à prendre en charge en cas de crise. Voici trois commandements à respecter pour traverser la saison des ouragans.

1. Informé, tu te tiendras

C’est un réflexe à prendre. Les médias locaux et chaînes télévisées météo se font très largement l’écho des menaces climatiques à mesure qu’elles s’approchent des côtes. Une application smartphone type Weather Underground vous rendra accro à la traque des nuages. Weather Channel a publié une synthèse des analyses de prévisions ouragans pour la saison 2016, issues notamment du National Hurricane Center. Cette année, il faut s’attendre à 10-16 tempêtes, 4-8 ouragans et 1-4 ouragans majeurs (force 3 et plus). Rien ne dit que cela arrivera, mais mieux vaut savoir ce qui passe au large.

Pour changer de Weather Underground (grand public), vous pouvez suivre les prévisions très pointues sur les phénomènes climatiques avec Spaghetti Models ou sur sa page Facebook Mike’s Weather Page.

Les voyageurs qui viennent en Floride peuvent s’inscrire sur Ariane. Ils renseignent leurs coordonnées et sont informés par e-mail ou téléphone en cas de besoin.

2. Tes réserves, tu feras

Francoise Laine
Françoise Laine, cheffe d’îlot

La loi en Floride vous oblige à stocker eau et nourriture pour tenir trois jours. La liste des incontournables est sur l’onglet préparation des ouragans du site Internet du consulat, qui dispose aussi d’informations sur les zones d’évacuation comté par comté, la liste des abris et divers conseils de préparation et les numéros d’urgence utiles en cas de crise grave. « Je pense que personne, Américains ou pas, n’est vraiment préparé, glisse Françoise Laine, agent immobilier à Pompano Beach. Elle fait partie des chefs d’îlots consulaires, qui agissent comme un relais d’information entre le consulat et les Français inscrits au registre consulaire. On a toujours du temps avant l’arrivée du cyclone pour faire des réserves d’eau et de nourriture. En revanche, quand les pompiers passent dans les rues pour évacuer, ce n’est plus le moment de se demander où sont les albums photos et l’argenterie de la grand-mère. Il faut avoir une liste prête des biens auxquels vous êtes attachés et savoir où ils se trouvent. Vous les embarquerez en voiture rapidement avec vos documents d’identité et d’assurance. »

3. Au consulat, sur la liste des Français établis en Floride, tu t’inscriras

L’équipe du consulat suit la météo également et répercute les informations officielles vers chacun des 11.000 Français enregistrés si nécessaire.

Karine Aumont
Karine Aumont, consule adjointe

Karine Aumont est consule adjointe. C’est elle qui suit le plan de sécurité en lien avec les autorités floridiennes et le Quai d’Orsay à Paris.  « En cas d’ouragan – de crise en général – nous mobilisons nos 17 chefs d’îlots et leurs adjoints repartis sur notre circonscription. Nous donnons un maximum d’informations en rappelant les consignes de sécurité, mais on ne peut contacter que ceux dont nous avons connaissance », explique-t-elle. D’où l’importance de s’inscrire auprès du consulat. A noter qu’il est désormais possible de s’inscrire en ligne. 

Si des proches restés en France s’inquiètent pour leur famille en Floride sans pouvoir les joindre après le passage d’une tempête, le chef d’îlot peut agir plus facilement. « Je vois le consulat comme une mère poule qui veille sur ses poussins. Nous faisons le lien pour lui dire que les poussins vont bien ! » explique Françoise Laine. En Floride depuis 26 ans, elle a subi son baptême du feu en 1992 avec Andrew. « Je venais de m’installer. Il faisait beau. Pas un nuage et on me disait que dans six heures, ce serait l’enfer. Difficile à croire et c’est pourtant ce qu’il s’est passé. On préparait la maison et le bateau. Je m’inquiétais de savoir s’il était bien amarré. Mes voisins m’ont demandé s’il était bien assuré parce que c’était tout ce qui comptait. Le bateau allait partir… »

Après le passage de Wilma en 2005, elle a mis à disposition du voisinage son barbecue à gaz et une douche extérieure alimentée en eau chaude. « La solidarité se met vite en place à ce moment-là. Pendant des jours, on croisait des gens, serviette de toilette à la main, descendant la rue jusqu’à chez moi. Idem aux heures de repas. J’avais dressé de grandes tables dans le jardin et les gens venaient y faire leur cuisine. Je rencontre encore des inconnus qui sont venus se laver dans mon jardin il y a onze ans. »

 

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