Thomas Sarek, ingénieur (très) économe avec 4.600 dollars par mois

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Dans "Porte-Money", nos lecteurs nous parlent de leurs revenus et de leurs dépenses

French Morning ose tout, même farfouiner dans votre porte-monnaie. Notre rubrique “Porte-money” est destinée à vous faire parler de vos finances.

Nouvelle “victime”, Thomas Sarek, un ingénieur informatique basé à New York depuis trois ans et demi. Grand économe, le jeune homme de 24 ans a fait de la gestion de son budget une passion. Il nous dévoile ses “bons plans” pour faire plus d’économies.

Recettes

Son emploi d’ingénieur informatique dans une agence digitale lui rapporte 4.600 dollars net par mois. En France, Thomas Sarek estime qu’il aurait gagné environ 3.000 euros bruts par mois à métier équivalent. “Le salaire est bien plus élevé à New York mais le coût de la vie est plus faible en France. L’un dans l’autre, je dirais que je suis gagnant à 10% près”.

Entre 2014 et 2016, Thomas Sarek a également investi 3.500 dollars en bitcoin, qui ont pris de la valeur depuis. Aujourd’hui, le Français a diversifié son portefeuille avec des investissements dans une quinzaine de monnaies virtuelles.

Dépenses

Après avoir habité à Brooklyn et Manhattan, Thomas Sarek a décidé de déménager à Jersey City il y a un an. “Pour 1.500 dollars de loyer par mois, je vis dans un luxury building avec une grande chambre et une salle de bain privée, une vue sur la skyline de Manhattan, une salle de sport et une terrasse avec barbecue, le tout à quelques minutes à pied des transports”. En quittant New York, Thomas Sarek a fait une autre économie non négligeable. “Je ne paie plus la NYC local tax (impôt local à New York City), ce qui représentait 3,68% de mon salaire, soit environ 2.700 $“. 

L’eau, l’électricité et internet lui coûtent 100 $ par mois, à ajouter aux charges de l’immeuble qui s’élèvent à 150 $ par an (concierge, entretien).

Pour les repas, Thomas Sarek n’a d’yeux que pour MealPal, un service qui propose des repas à prix réduits dans de nombreux restaurants de New York. “J’ai souscrit à deux formules : une première à 20 repas par mois pour les soirs qui me coûte 141 $, et une à 12 repas par mois pour les midi pour 83 $“. Si le jeune homme fait donc rarement les courses, “seulement 50 $ par mois“, il précise que “les produits sont moins taxés qu’à New York. Environ 2% sur l’alimentation, 0 sur les produits de première nécessité”.

Le reste du temps, Thomas Sarek aime se faire plaisir au restaurant, à condition de trouver LA bonne promotion. “New York regorge de bons plans. Les lundis par exemple, c’est 10 $ le hamburger/frites à Bo’s (Flatiron District) ou pour des moules à volonté au Bistro La Source à Jersey City. La chaîne de barbecue japonais Guy-Kaku propose aussi des réductions sur le menu tous les soirs à partir de 9:30pm, et l’application Pulsd offre des promotions sur les brunches le week-end”. 

Côté assurance maladie, Thomas Sarek précise que “tout est payé par mon entreprise et une assurance souscrite dans mon visa de travail“. 15% de ses revenus partent en revanche chaque année dans les cotisations retraites, soit plus de 11.000 $. Pour son téléphone, le Français a également trouvé la bonne formule : le forfait J1 Simcard de T-Mobile. “Je paie 45 $ pour appels, SMS et internet illimités, auxquels j’ai ajouté 5 $ pour des appels illimités vers la France”. Grâce à son forfait, Thomas Sarek reçoit également des réductions tous les mardis dans des restaurants et boutiques partenaires (T-mobile tuesdays).

Thomas Sarek essaie d’économiser le plus possible sur les transports. “Je ne prends quasiment jamais le taxi, même à 3h du matin pour rentrer de soirée“, explique-t-il. Sa carte de transport reliant Manhattan au New Jersey lui coûte 89 $ par mois, à quoi il ajoute “environ 20$ de tickets de métro dans New York“. Idem pour son budget vêtement, pour lequel Thomas Sarek dépense peu. “J’attends les soldes ou je consulte les sites de slick deals (sites de bonnes affaires)”. 

Econome mais bon vivant, le jeune français avoue sortir “3 à 4 fois par semaine“. Son budget “divertissement” s’élève à 500 $ par mois. Parmi ces lieux préférés, “le bar Crocodile Lounge à East Village qui propose une pizza offerte avec ton verre, et Dave and Busters, un bar d’arcades à Times Square où les jeux sont à -50% les mercredis”. Jamais avare de bons plans, Thomas Sarek utilise également chaque semaine l’application Hooch. “Pour 10 $ par mois, j’ai accès à un cocktail gratuit tous les jours parmi une sélection de bars”. 

Si les voyages lui coûtent environ 5.000 $ par an – “je pars 3 à 4 fois par an dont au moins une fois en France” – là encore, Thomas Sarek a trouvé des solutions pour payer moins cher. Le jeune homme possède quatre cartes de crédit, qui lui rapportent des points chaque mois, à transformer en cash-back ou en réduction sur des billets d’avion. “Les avantages sont nombreux. Je récupère 30 à 40 $ par mois, je ne paie pas de frais de carte bleue à l’étranger et j’ai accès au salon VIP dans les aéroports”.

Comme un poisson dans l’eau à New York, Thomas Sarek espère désormais obtenir un visa O-1. Grâce à lui, il pourra s’installer aux Etats-Unis et ainsi “contracter un prêt pour financer l’achat d’un appartement“. Quelle sera sa prochaine combine pour payer moins d’impôts fonciers ?

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