Le champagne de la famille Thiénot coulera aux Oscars

Une marque de champagne n’aurait pas pu espérer meilleure opération marketing pour se lancer aux Etats-Unis. La Maison de champagne haut-de-gamme Thiénot a été sélectionnée comme fournisseur exclusif des Oscars, qui se tiendront ce dimanche à Los Angeles.

La Maison, basée à Reims, servira ses bulles lors de la soirée “pré-show” ainsi qu’au Governors Ball, où se retrouvera le gratin du cinéma après la remise des statuettes. Près de 1.500 bouteilles (brut, rosé et vintage 2005) ont été commandées. Un beau succès pour cette marque familiale, lancée par Alain Thiénot en 1985, avec ses enfants Stanislas et Garance. Cerise sur le gâteau : elle succède au titan Moët et Chandon, partenaire de l’AMPAS (Academy of Motion Picture Arts and Sciences) depuis 2009. “C’est une reconnaissance par l’académie de la qualité d’un vin et de notre distribution sélective“, selon François Peltereau-Villeneuve, président de Thiénot USA.

C’est la première fois que l’AMPAS travaille avec une marque aussi jeune et peu distribuée aux Etats-Unis. Champagne Thiénot a fait son entrée sur le marché américain le 1er janvier et commercialise 300.000 bouteilles chaque année dans le monde (le chiffre n’inclut pas les autres marques du groupe Thiénot). Une distribution resserrée auprès d’établissements étoilés et d’évènements gastronomiques de renom comme les Bocuse d’Or.

Pour François Peltereau-Villeneuve, devenir le champagne des Oscars, c’est “beaucoup de relationnel“. L’homme est rodé: cela fait des années qu’il travaille aux Etats-Unis pour des marques de champagne (Laurent-Perrier, Seguin Moreau Napa Cooperage) et a déjà collaboré avec les organisateurs des Oscars. Parmi ses contacts figure notamment le chef réputé Wolfgang Puck, cuisinier officiel du Governors Ball, avec lequel de nombreuses dégustations ont été organisées pour préparer le « jour J ».

La Maison espère que les Oscars aideront ses marques à devenir des leaders aux Etats-Unis sur leurs marchés respectifs. “C’est difficile de parler des retombées en terme de ventes, car c’est la première fois que nous le faisons, souligne François Peltereau-Villeneuve, à propos des Oscars. C’est surtout en terme d’image que ça compte.