Paris, automne 1905. Une femme au chapeau fait scandale au Grand Palais. Traversée de couleurs explosives, portée par un geste libre, la toile ouvre une brèche décisive dans l’histoire de l’art. Plus d’un siècle plus tard, le SFMOMA rouvre ce dossier brûlant de l'art moderne avec Matisse’s Femme au chapeau : A Modern Scandal (jusqu’au 13 septembre) et replace cette œuvre fondatrice au cœur de la modernité.
Sur la toile, une femme au regard calme, coiffée d'un extravagant chapeau fleuri. Les touches sont nerveuses, les couleurs inouïes. Dans la salle VII du Salon d'Automne, le portrait est présenté aux côtés des œuvres audacieuses d'André Derain, Maurice de Vlaminck, Albert Marquet et Charles Camoin — mais c'est lui qui détonne. Dans un Paris encore marqué par l'héritage impressionniste, il provoque une onde de choc. Pour les contemporains, c'est une provocation ; pour l'histoire de l'art, une révolution. Face à cette déflagration chromatique, le critique Louis Vauxcelles lance : « Donatello chez les fauves. » Il croit railler Matisse, il le consacre. Le fauvisme vient de naître.
La primaire démocrate, mardi dernier 24 juin, a donné lieu a une grosse surprise avec la victoire d’un candidat socialiste, Zohran Mamdani, inconnu du...
Quels produits ou technologies critiques l’Europe détient-elle qui pourraient servir de levier dans une négociation ? Malheureusement, la réponse est simple : aucun. Cette situation n’est pas une fatalité, elle résulte de choix et de priorités. L’Europe a les talents et les ressources pour affirmer son indépendance et son leadership, pour peu qu’elle y mette sa volonté.