Paris, automne 1905. Une femme au chapeau fait scandale au Grand Palais. Traversée de couleurs explosives, portée par un geste libre, la toile ouvre une brèche décisive dans l’histoire de l’art. Plus d’un siècle plus tard, le SFMOMA rouvre ce dossier brûlant de l'art moderne avec Matisse’s Femme au chapeau : A Modern Scandal (jusqu’au 13 septembre) et replace cette œuvre fondatrice au cœur de la modernité.
Sur la toile, une femme au regard calme, coiffée d'un extravagant chapeau fleuri. Les touches sont nerveuses, les couleurs inouïes. Dans la salle VII du Salon d'Automne, le portrait est présenté aux côtés des œuvres audacieuses d'André Derain, Maurice de Vlaminck, Albert Marquet et Charles Camoin — mais c'est lui qui détonne. Dans un Paris encore marqué par l'héritage impressionniste, il provoque une onde de choc. Pour les contemporains, c'est une provocation ; pour l'histoire de l'art, une révolution. Face à cette déflagration chromatique, le critique Louis Vauxcelles lance : « Donatello chez les fauves. » Il croit railler Matisse, il le consacre. Le fauvisme vient de naître.
Quelques jours après la tenue, en France et à l'étranger, de la Manif pour tous, l’université Columbia organise une conférence le 1er avril sur le mariage...
Les Français d'Amérique du Nord contre le projet de loi sur le mariage pour tous se préparent à manifester ce week-end dans l'ensemble des Etats-Unis et du Canada, en tissant des liens avec des associations locales.
Mariage pour tous, affaire des tweets antisémites, libération de Florence Cassez, intervention au Mali... l’actualité française a encore fait parler d’elle cette semaine dans la presse américaine.