Paris, automne 1905. Une femme au chapeau fait scandale au Grand Palais. Traversée de couleurs explosives, portée par un geste libre, la toile ouvre une brèche décisive dans l’histoire de l’art. Plus d’un siècle plus tard, le SFMOMA rouvre ce dossier brûlant de l'art moderne avec Matisse’s Femme au chapeau : A Modern Scandal (jusqu’au 13 septembre) et replace cette œuvre fondatrice au cœur de la modernité.
Sur la toile, une femme au regard calme, coiffée d'un extravagant chapeau fleuri. Les touches sont nerveuses, les couleurs inouïes. Dans la salle VII du Salon d'Automne, le portrait est présenté aux côtés des œuvres audacieuses d'André Derain, Maurice de Vlaminck, Albert Marquet et Charles Camoin — mais c'est lui qui détonne. Dans un Paris encore marqué par l'héritage impressionniste, il provoque une onde de choc. Pour les contemporains, c'est une provocation ; pour l'histoire de l'art, une révolution. Face à cette déflagration chromatique, le critique Louis Vauxcelles lance : « Donatello chez les fauves. » Il croit railler Matisse, il le consacre. Le fauvisme vient de naître.
Président de la Réserve fédérale de Dallas, Richard Fisher s'inquiète de l'effet dévastateur sur l'Europe d'une économie française affaiblie. Il n'en reste pas moins un grand francophile.
Figure de l’audiovisuel français et passionné de cinéma, Gustavo Vanstein a repris Eurochannel en 2004, la chaîne de cinéma 100% européen qu'il veut imposer aux Etats-Unis. Non sans peine.
Qui a dit que le Vieux continent était dépassé? A l’occasion de la fête de l’Europe le 9 mai, le Centre d'études européennes de Miami propose plusieurs évènements culturels et informatifs sur l'Union européenne.