Paris, automne 1905. Une femme au chapeau fait scandale au Grand Palais. Traversée de couleurs explosives, portée par un geste libre, la toile ouvre une brèche décisive dans l’histoire de l’art. Plus d’un siècle plus tard, le SFMOMA rouvre ce dossier brûlant de l'art moderne avec Matisse’s Femme au chapeau : A Modern Scandal (jusqu’au 13 septembre) et replace cette œuvre fondatrice au cœur de la modernité.
Sur la toile, une femme au regard calme, coiffée d'un extravagant chapeau fleuri. Les touches sont nerveuses, les couleurs inouïes. Dans la salle VII du Salon d'Automne, le portrait est présenté aux côtés des œuvres audacieuses d'André Derain, Maurice de Vlaminck, Albert Marquet et Charles Camoin — mais c'est lui qui détonne. Dans un Paris encore marqué par l'héritage impressionniste, il provoque une onde de choc. Pour les contemporains, c'est une provocation ; pour l'histoire de l'art, une révolution. Face à cette déflagration chromatique, le critique Louis Vauxcelles lance : « Donatello chez les fauves. » Il croit railler Matisse, il le consacre. Le fauvisme vient de naître.
L'élection présidentielle passée, la campagne des législatives commence avec, parmi les thèmes-phares en Amérique du Nord, les lycées français et leurs alternatives.
L'enseignement bilingue dans le public s'implante dans le secondaire. En septembre 2013, la middle school MS 51 (Brooklyn) lancera un programme d'immersion français-anglais.
Les collégiens francophones de Park Slope pourront jouer les prolongations (scolaires) en français. A partir de février, l’association EFNY leur proposera un « afterschool » tout beau tout neuf dans une « middle school » du coin.
C’est une première: quatre proviseurs américains décorés des prestigieuses Palmes académiques qui sacrent les éducateurs au service de la France. Une tradition bien française qui n’a pas manqué de surprendre les intéressés.