Paris, automne 1905. Une femme au chapeau fait scandale au Grand Palais. Traversée de couleurs explosives, portée par un geste libre, la toile ouvre une brèche décisive dans l’histoire de l’art. Plus d’un siècle plus tard, le SFMOMA rouvre ce dossier brûlant de l'art moderne avec Matisse’s Femme au chapeau : A Modern Scandal (jusqu’au 13 septembre) et replace cette œuvre fondatrice au cœur de la modernité.
Sur la toile, une femme au regard calme, coiffée d'un extravagant chapeau fleuri. Les touches sont nerveuses, les couleurs inouïes. Dans la salle VII du Salon d'Automne, le portrait est présenté aux côtés des œuvres audacieuses d'André Derain, Maurice de Vlaminck, Albert Marquet et Charles Camoin — mais c'est lui qui détonne. Dans un Paris encore marqué par l'héritage impressionniste, il provoque une onde de choc. Pour les contemporains, c'est une provocation ; pour l'histoire de l'art, une révolution. Face à cette déflagration chromatique, le critique Louis Vauxcelles lance : « Donatello chez les fauves. » Il croit railler Matisse, il le consacre. Le fauvisme vient de naître.
Depuis six mois, la France mobilise son réseau diplomatique pour sensibiliser les autorités américaines sur l'importance de mettre un terme à la peine de mort. Une campagne délicate.
A mi-chemin entre le flash mob chic et la société secrète, le Dîner en Blanc s'exporte avec succès aux Etats-Unis. L’événement revient à New York le 20 août et s'empare de Philadelphie.
Dans la circonscription dépendant du Consulat de Chicago (Chicago, Cincinnati, Detroit, Minneapolis), Corinne Narassiguin (PS-EELV) recueille 51,3% des voix.