Stagiaire à la Banque mondiale le jour, comique la nuit à Washington

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Le compte instagram d'Anthony Winszman @winzy_21_

Les Américains se lassent vite des longues histoires, alors quand je suis sur scène, j’essaie de sortir des vannes toutes les cinq secondes!”. Voici l’un des secrets d’Anthony Winszman. Depuis deux ans, il parcourt les scènes de stand-up pour faire des blagues inspirées des stéréotypes sur les Français. Et les Américains adorent.

Le jeune homme de 22 ans a toujours rêvé de venir aux Etats-Unis. Quand il décroche une place dans une université new-yorkaise, la Yeshiva University, ses parents l’encouragent à partir de Paris et vivre son aventure, alors qu’il n’a que 17 ans et le baccalauréat tout juste en poche.

C’est à Boston que je me suis essayé pour la première fois au stand-up”, se rappelle-t-il. Alors qu’il décide de faire sa deuxième année d’études à 15 kilomètres de cette autre ville de la côte Est, il lance un club pour promouvoir la culture française. “Grâce au consulat, nous avons pu voir deux humoristes francophones, la Suisse Marina Rollman et le Français Michael Sehn“. Les deux intervenants encouragent alors quelques étudiants à passer devant eux. “Pour la première fois, j’ai écrit quelques blagues et je me suis lancé”, raconte-t-il.

Pour son premier essai, les retours sont encourageants, ce qui le pousse à continuer. “Marina Rollman m’a dit que j’avais des choses à dire“, se souvient-il encore. Depuis, il note sur un carnet des détails qui le font rire dans sa vie de tous les jours. Il récolte ainsi tous les ingrédients pour construire son spectacle.

Anthony Winszman au Comedy Club de Georgetown.

Cinq ans plus tard, le voilà étudiant à l’université Columbia à New York, et en stage à la Banque Mondiale à Washington D.C. où il explore les différentes scènes. Du bar wonderland, à la Reliable Tavern en passant par le Comedy Club de Georgetown, il monte sur scène dès qu’il en a l’occasion. “J’y ai vraiment pris goût”, dit-il avec un grand sourire.

Et son accent? “J’ai toujours un accent, mais les Américains arrivent rarement à le situer”, explique-t-il. “Mais mon accent est assez compréhensible pour ne pas être un obstacle”.

Pour le reste, les stéréotypes sur les Français ne manquent pas. “Je joue sur le mythe que les Français ne se lavent pas ou portent toujours un béret avec une baguette de pain, décrit-il. Je m’en sers pour me moquer un peu d’eux”.

Dans le bar de Columbia Height Wonderland, qui organise des soirées stand-up tous les dimanches, un jeune Américain est venu le féliciter après un set récent. “Il m’a dit qu’il avait adoré, glisse-t-il. Et pour moi, ça fait plaisir de pouvoir toucher différentes personnes”.

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