Soledad Bravi croque New York au propre comme au figuré

New York, ville fascinante, tourbillonnante, qui fait chavirer les cœurs et les sens. Elle a inspiré l’illustratrice parisienne Soledad Bravi, dont le carnet de voyage dans la Grosse Pomme New York et moi vient de sortir chez Marabout.

Soledad Bravi a vu grandir New York. Plus jeune, alors qu’elle rendait visite à son père qui vivait à Washington, elle ne pouvait s’empêcher d’y faire une escale. Elle l’a connue dans les années 80, apogée du graffiti qui trouvait enfin sa place dans les galeries d’art. Mais la ville avait la réputation d’être sale, violente et dangereuse. L’illustratrice n’a pour autant jamais cessé de revenir. Elle a assisté à son éclosion, de plus en plus lumineuse et sûre. L’évolution de cette ville unique la fascine.

Aujourd’hui, c’est à ses filles qu’elle rend visite. Elles étudient le graphisme et la mode. Ses allers et venues sont forcément plus fréquents. Elle a appris à sentir la ville, s’est calée sur son rythme en passant des heures assise, à prendre le temps, à écouter la rue, les bruits, à regarder les gens se promener. Soledad Bravi alimente ainsi son blog, qui s’étoffe de croquis, d’aquarelles, de descriptions et de ses ressentis. C’est à ce moment là que l’idée d’un guide très personnel fleurit.

New York et moi n’est pas un guide comme les autres, où l’on compte les mêmes adresses, les mêmes parcours, où l’on retrouve des cars de touristes s’agglutinant à Times Square. Non, son œil vif et critique rend New York plus attractive et plus intéressante encore. Soledad Bravi nous donne en exclu ses adresses perso ; le rooftop du MET, le manège sous le pont de Brooklyn pour sa vue sublimissime, le bar à culottes de Victoria Secret.

Après des heures passées à dessiner, des litres de cafés avalés (utilisés comme radiateur), des centaines de mines de crayons usés et des souliers brûlés par le bitume new-yorkais, New York et moi est un succulent hommage à savourer à chaque page.