SkyLights, les lunettes franco-américaines qui ringardisent les télés d’avion

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Le site de SkyLights

« On est dans sa bulle, on peut s’extraire de tout le bruit de la cabine », assure Laurence Fornari, co-fondatrice et directrice commerciale de SkyLights. En trois ans, cette start-up basée entre San Francisco, Paris et Toulouse a décollé. Littéralement.

En partenariat avec cinq compagnies aériennes dont Air France et XL Airways, SkyLights a déployé ses lunettes de réalité virtuelle sur plus de 4.000 vols depuis sa création. Le principe: après le décollage, les passagers peuvent choisir parmi une vingtaine de films récents en 2D et en 3D, et cinq films de réalité virtuelle en 360 degrés. La jeune pousse a lancé mardi 21 août son offre « Skykids », un catalogue d’une dizaine de films adressés aux enfants.

A l’origine de ce concept, David Dicko, PDG franco-américain de SkyLights et pilote d’Air France depuis plus de dix ans. « David est fan de cinéma et connaissait les prix des écrans traditionnels dans un avion, raconte Laurence Fornari. Il faut compter plus d’un million d’euros par an pour le support et la maintenance et il faut environ 10.000 euros pour équiper un siège. C’est un système très lourd et il faut savoir que 5% des écrans dans les avions sont cassés », précise-t-elle.

Lorsque David Dicko rencontre Florent Bolzinger, passionné de réalité virtuelle et actuel directeur technique de l’entreprise, c’est le déclic. SkyLights est née en février 2015, rapidement étoffée de Rateb Zaouk, directeur des opérations, puis de Laurence Fornari.

En été 2016, la start-up figure parmi les lauréates de Y Combinator, l’accélérateur d’Airbnb, de Dropbox ou encore de Reddit dans la Silicon Valley. Après cette première expérience américaine, SkyLights lève 1,3 million de dollars et installe son siège social sur la côte ouest pour se rapprocher des studios d’Hollywood comme Dreamworks, Warner Bros ou encore 20th Century Fox, d’où viennent les blockbusters de son catalogue.

« Nos lunettes pèsent environ la moitié du poids moyen de celles que l’on trouve sur le marché », se félicite Laurence Fornari, avant de souligner que la durée d’usage moyenne est de « trois, presque quatre heures ». Planant sur son succès, SkyLights est aujourd’hui « en phase de pré-déploiement avec une dizaine de compagnies au total ». Son ambition: en mettre plein la vue.

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