Sisley Loubet, la Française derrière Rihanna et Shakira

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Le site web de Sisley Loubet

Sisley Loubet a beau danser depuis cinq ans avec quelques unes des plus grandes stars planétaires – de Rihanna à P. Diddy en passant par Shakira – elle n’a pas pour autant la grosse tête. A 27 ans, cette jeune Française toute simple, originaire de Cayenne en Guyane, compte parmi les danseuses les plus en vue de Los Angeles.

“Danser sur de grandes scènes est une énorme récompense pour moi, mais chaque audition est aussi un énorme ‘roller-coaster’ émotionnel”, raconte l’artiste, qui vit à Los Angeles et collabore depuis trois ans avec la chanteuse caribéenne Rihanna. Avec elle, elle parcouru le monde en 2013, lors de sa dernière tournée internationale Diamond World Tour, puis les Etats-Unis, en 2014, lors de son Monster Tour avec Eminem.

Rihanna est une artiste d’un grand professionnalisme, avec laquelle j’ai beaucoup de chance de travailler. Nous avons à peu près le même âge, et des origines en commun. C’est une fille comme les autres. Elle est toujours très sympa avec ses danseurs, même si, du fait de sa notoriété, elle se dévoile assez peu”, raconte Sisley Loubet.

Sa réussite à Los Angeles ne l’empêche pas de porter un regard lucide, parfois même critique sur le monde de la danse aux Etats-Unis. “C’est un univers hyper-compétitif. Ici à L.A, tout est très “business-oriented”. Le look et le physique comptent énormément et les gens ne font pas toujours preuve de loyauté. Il faut apprendre à avoir les nerfs solides”, raconte la danseuse au sourire sage, mais au regard déterminé.

C’est bien loin des paillettes d’Hollywood que Sisley Loubet enfile pour la première fois ses chaussons de danse. “J’ai pris mes premiers cours en Guyane, à l’âge de 6 ans, dans une école appelée l’Adaclam. Un vrai petit cocon familial, avec une super ambiance”, se souvient la danseuse avec tendresse. Un autre danseur guyanais est passé par là : Yannick Lebrun, le seul Français faisant partie de la compagnie new-yorkaise Alvin Ailey.

Une bourse sponsorisée par Oprah Winfrey

Après le bac, elle s’installe à Paris, où elle est formée au Centre International de Danse Jazz Rick Odums. En 2007, elle obtient une bourse pour poursuivre une formation à New York au sein de la prestigieuse école Alvin Ailey, porte-drapeau de la danse afro-américaine aux Etats-Unis. “C’était une chance incroyable pour moi : je me rappelle avoir écrit une lettre de remerciement à Oprah Winfrey, qui était l’une de mes sponsors” se souvient-elle.

A Manhattan, Sisley Loubet se sent presque à la maison, tant la culture caribéenne est omni-présente. Elle y découvre aussi les techniques et le rythme de travail à l’américaine. “J’ai suivi deux ans de programme intensif. On commençait à huit heures du matin, et on finissait à neuf heures du soir. C’était dur mais j’ai énormément appris.” 

A sa sortie de l’école Alvin Ailey en 2009, elle est retenue pour travailler sur l’un des clips de la chanteuse Shakira. Puis elle continue de multiplier les collaborations et les spectacles avec des artistes aussi divers que P. Diddy, Katy Perry, Mary J. Blige ou encore le rappeur Pitbull. Elle enchaîne aussi les plateaux télé, du Jimmy Kimmel Live, à American Idol en passant par the Voice, the Ellen Show ou David Letterman. Depuis mars 2011, elle a choisi de venir s’installer à Los Angeles, plus riche en termes d’opportunités professionnelles.

De la danse à la chorégraphie

“Les Français sont très appréciés dans le monde de la danse aux Etats-Unis. Ils apportent une créativité particulière, raconte Sisley Loubet. Je pense à Sofia Boutella (ndlr: l’une des danseuses franco-algériennes de Madonna) ou encore à la troupe du Cirque du Soleil qui compte de nombreux Français. Nous avons un rapport de vérité avec notre art qui est très apprécié. J’ai beaucoup d’admiration pour la scène hip-hop underground française qui est d’une qualité exceptionnelle. Les Américains eux, excellent davantage d’un point de vue technique.”

En plus de ses activités de danseuse, Sisley Loubet réalise des chorégraphies pour des danseurs français et caribéens, et envisage dans le futur d’endosser la casquette de directrice artistique. “Toute petite, je peignais, je dansais, j’écrivais, je faisais de l’équitation. Aujourd’hui, mon expérience de la scène aux Etats-Unis m’a vraiment permis de comprendre comment on construit un show. J’aime bien l’idée d’être maîtresse de mes idées et de les voir se réaliser.” 

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