Sébastien Boileau, l’artiste qui peint grand à Houston

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Le site d'Eyeful Art

Certains visent la lune, d’autres Mars. C’est le cas de Sébastien Boileau.

L’artiste de rue français de Houston vient de révéler une grande peinture murale nommée DowntownMars (ou Space City), sur un building de deux étages. Il a fallu quatre mois pour exécuter le projet commandé en carte blanche de Texas Direct Auto et qui incorpore le chien (en astronaute) vu dans leurs publicités. Un clin d’oeil aussi à leur charité et à l’industrie spatiale de la ville.”C’est un trompe l’œil moderne qui représente l’espace. Mais quand on regarde de loin, on voit aussi le drapeau du Texas qui s’enroule autour de l’immeuble-support” glisse l’artiste.

Space city MrD

Né en 1973 à Versailles, Sébastien Boileau alias «MrD » découvre le tag en 1987. Il dégotte ses premières peintures, développe sa technique la nuit clandestinement avec des «potes», décroche sa première commande : une fresque de 4m sur 50m de long pour une MJC.

«C’était super kitsch. On essayait de rattraper les cousins américains et depuis, je n’ai plus arrêté. En autodidacte, à l’instinct, j’ai fait mon propre chemin. Après plus d’une centaine de rideaux de fer à Paris (des commandes) ou autres, je suis arrivé ici dans les années 90. J’ai travaillé avec d’autres artistes pendant dix ans. On apprend tout le temps, ça évite la grosse tête. J’ai acquis d’autres compétences. Mais mon premier amour, ça reste la bombe », dit-il.

L’Amérique, il l’a découvre comme étudiant en Californie. Il rencontre une Américaine et part travailler à Dallas. Arrivé à Houston, il créé des « murals » pour une université et des écoles, et d’autres projets design. “MrD” s’est vu décerner, pour lui et son équipe à Eyeful Art, plusieurs récompenses par la ville de Houston, notamment pour la plus grande peinture murale de la ville (10, 000 sqft), “Préservons la création”, réalisée en 2014 sur 27 jours avec le soutien de la communauté française. “J’ai toujours été attiré par le challenge technique mais aussi humain et physique que représentent les grandes surfaces ou grands projets. Et aussi bien sûr leur côté impressionnant.

Il tapisse les murs d’un zoo, d’une université Downtown… Il a travaillé avec le Texas Children Hospital, en collaboration avec la Texas French Alliance for the Arts, sur des ateliers avec des enfants malades dont les dessins seront reproduits dans les prochaines semaines à grande échelle par Sébastien Boileau et son équipe et mis dans le hall d’entrée de l’hôpital. Mais cela ne suffit pas pour l’article, qui continue de voir grand. «Tout street artist applique le « street creed », ces règles non écrites. Ce respect vient avec le territoire et l’histoire du graffeur, il faut constamment faire ses preuves, même si la validation et le public sont là. »

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