Sarkozy, plus fort que Julie Gayet

Revue de presse. Sarkozy en incontournable en France. C’est le New York Times qui le dit dans un article  “Out of office, Sarkozy is still front and center“, paru le week-end dernier.

Le quotidien revient sur les affaires qui entourent l’ancien chef de l’Etat. Les enregistrements secrets de son conseiller de l’ombre Patrick Buisson, le financement supposé de sa campagne électorale par Kadhafi…: les déboires de Nicolas Sarkozy ont réussi un petit miracle, celui de faire oublier l’affaire Hollande-Gayet. « Les Français ne semblent plus s’intéresser à la vie privée de leur président, si tant est qu’ils s’y soient intéressés un jour. Les scandales entourant Nicolas Sarkozy font maintenant les beaux jours de la presse ».

L’article revient en détail sur ces différentes affaires ainsi que celle dans laquelle est impliqué Jean-François Copé, qui aurait, selon le magazine Le Point, confié des contrats à des sociétés gérées par des amis pour organiser des meetings politiques de M. Sarkozy en 2012. D’un coût de 11 millions de dollars, la facture aurait été en partie payée par le contribuable.

Contrairement à ce que pourrait laisser croire l’accumulation de ces scandales politiques, le New York Times précise que la droite n’est pas la seule mouillée aux yeux de l’opinion: le gouvernement aussi en prend pour son grade. “A travers une série bizarre de faux-pas gouvernementaux, (ces affaires) se sont transformées en crise autant pour M. Hollande que pour M. Sarkozy“. Le journal fait notamment allusion à la défense contre-productive de Christiane Taubira. La ministre de la justice a tenu une conférence de presse dans laquelle  elle a affirmé ne pas avoir été mise au courant du contenu des écoutes dont M. Sarkozy a fait l’objet dans le cadre de l’affaire Kadhafi. Pendant la conférence, elle a brandi des documents… qui suggéraient le contraire.

Le Times termine son article en citant un éditorial du Monde, accablant pour la classe politique française. “Beaucoup de Français doutent déjà du sens de l’intérêt public de leur classe politique (…) Ces nouveaux développements peuvent seulement renforcer leur méfiance et dégoût, majorité et opposition vont en payer le prix“.

Paris, ville de l’amour et des start up

USA Today revient sur la relation entre la capitale française et la technologie, dans un article au titre tout en finesse : « Paris is for lovers of… Startups! ». Le journaliste est enthousiaste quant au rôle que pourrait jouer la ville à l’avenir. « Des entreprises digitales comme Skype, Spotify et SoundCloud ont déjà prouvé que l’Europe était le terrain de jeux de technologies prometteuses, mais est-ce que la ville des amoureux pourrait devenir son coeur? ».

Paris héberge pour le moment des entreprises qui marchent plutôt bien comme Dailymotion, Deezer ou encore Critéo. Et dans leur sillon, il y a de plus en plus de petites d’entreprises à l’avenir prometteur. « Personne ne se doute que celles-ci sont ‘Made in France’ malgré le fait qu’elles partagent toutes un style artistique français distinctif ». C’est justement cette relation à l’art que l’auteur met en avant. « L’esprit artistique est devenu un ingrédient essentiel pour avoir du succès dans le business high tech, partout dans le monde et à Paris ».

Mais si la ville attire autant les entrepreneurs, c’est parce qu’elle a des arguments de choc. « Il n’y a pas si longtemps, les futurs créateurs de start up devaient travailler dans des cafés. Aujourd’hui, ils peuvent investir (un espace) de co-working. Certains de ces espaces sont mis à disposition gratuitement, alors que d’autres sont gérés de façon collective ou appartiennent à des acteurs privés ».

Des espaces très utiles qui créent des liens entre les entrepreneurs qui recherchent la même chose. Et même si l’auteur reconnaît que certaines choses ne changeront jamais à Paris ( « like the strong espresso »), il affirme qu’une nouvelle « génération d’entrepreneurs est prête à changer les choses et à venir titiller le statu quo dans ce business afin de transformer la Ville Lumière en un géant dans le domaine des start up ».

Guerre des escargots

On finit cette revue de presse par un tour en Bretagne, à Cancale, où certains visionnaires s’emploient à faire des berlingots de mer, vus par les locaux comme une plaie contaminant les côtes, un ingrédient culinaire plébiscité.

Le New York Times s’intéresse à cet étrange challenge que s’est lancé un entrepreneur breton et qui ne semble pas si fou que cela. « La communauté de Cancale se retrouve déchirée entre le dégoût et le soulagement concernant le projet de Pierrick Clément de pêcher et vendre les escargots de mer pour la consommation ».

Même si à première vue les bestioles sont peu ragoûtantes, ce dernier « compte bien vendre ces escargots prioritairement aux marchés américain, japonais et chinois où elles ont une bien moins mauvaise réputation qu’en France ».