Saint-Omer en mission promotion à Washington

François Decoster , maire de Saint-Omer, Edouard de Lencquesaing, président de la fondation Saint-Omer, son épouse Sarah de Lencquesaing.

On est là pour raconter une histoire un peu oubliée“, confie le maire de Saint-Omer, François Decoster, à la maison de l’ambassadeur de France à Washington ce jeudi 14 juin.

Après New York et Annapolis, l’élu de cette ville située près de Lille est arrivé dans la capitale fédérale pour faire connaître sa commune de 15.000 habitants. Il était accompagné d’Edouard de Lencquesaing, président de la fondation Saint-Omer, et de son épouse Sarah de Lencquesaing.

L’histoire “oubliée”, c’est celle de l’école jésuite de la ville du Nord. De nombreux anglo-saxons venaient au “collège des jésuites anglais” pour obtenir “une éducation catholique“, explique François Decoster.

Au cours du XVIIIe siècle, plusieurs familles américaines inscrivent leurs enfants dans cette école, comme la famille Carroll. En 1746, elle y envoie un certain John Carroll, 13 ans, qui deviendra le fondateur de l’université catholique de Georgetown. Ses deux frères Daniel et Charles y feront également un passage et marqueront à leur tour l’histoire des Etats-Unis en signant respectivement la Constitution des Etats-Unis et la Déclaration d’Indépendance.

Pour Edouard de Lencquesaing, “c’est une histoire riche” qui doit être contée pour “développer les relations entre Saint-Omer et les Etats-Unis“. Grâce à sa fondation, Saint-Omer voit ses relations avec les institutions américaines reprendre vie. Depuis trois ans, une vingtaine d’étudiants de Georgetown sont accueillis pendant six semaines pour un stage d’été. De son côté, la ville de Saint-Omer envoie une trentaine de lycéens dans le Maryland.

Lafayette et Rochambeau sont les histoires les plus connues, mais celle des Carroll est aussi importante“, poursuit-il.

Plus que de développer les relations avec la région de Washington D.C., le maire de Saint-Omer y voit un moyen “de donner de la fierté aux habitants“. “Récemment, avec les nombreux changements, il y a des questions autour de l’avenir de nos territoires et des villes moyennes comme Saint-Omer. Cela peut être un moteur pour l’avenir“.

La ville a d’ailleurs commencé à développer un petit tourisme autour de “ce lien de mémoire“, comme l’explique Edouard de Lencquesaing. Un itinéraire expliquant l’histoire de la chapelle des jésuites, actuellement en restauration, et des personnages historiques qui ont habité a été mis en place. Des expositions sont également organisées autour de l’histoire de ce lieu catholique. “Nous espérons pouvoir les faire voyager“, espère-t-il, “pourquoi pas à Georgetown ou dans le Maryland“.