La rupture élyséenne vue par la presse américaine

Revue de presse. Le Vaudeville Elyséen amuse bien sûr la presse américaine. Qui semble profiter de la petite forme française pour nous enfoncer et même dire du mal de notre café…

L’annonce unilatérale de la rupture de l’Elysée n’a pas plus surpris la presse américaine que quiconque, mais elle est l’occasion de s’interroger sur le rôle de la  Première Dame en France. Le New York Times en tête, qui se demande si le Président peut effectuer ses déplacements officiels sans Première dame. Cette interrogation déterminera certainement  le prochain chapitre dans la vie “désordonnée” du président. Il qualifie  de “two week drama” les révélations sur la liaison de Hollande, et met en avant le ras-le bol des français sur l’idée même d’avoir une Première Dame. Dans des sondages récents, plus de la moitié des personnes interrogées ne souhaitent pas que la Première Dame ait un rôle officiel.

La vision de la Première Dame en France est bien différente de celle des Américains qui voient ces dernières comme des femmes actives pouvant mettre en lumière des combats qui leur tiennent à coeur, tout en adoucissent l’image de leur mari. Le Journal, nostalgique, cite en exemple de grandes First Lady telles Eleanor Roosevelt, Jacqueline Bouvier Kennedy ou encore, plus récemment, Hillary Clinton et Michelle Obama. En France, excepté Bernadette Chirac, les Premières Dames ne sont pas souvent sur le devant de la scène, préférant même continuer à travailler.

Michael Wolff de USA Today n’est pas tendre avec le président Français, puisqu’il le voit comme l’une des figures les plus ridicules de ces dernières semaines. Cynique, le journaliste s’amuse à expliquer que même les Français se doivent d’être correctes dans leurs relations personnelles. Bon joueur, il concède notamment que malgré le scandale, la courbe de sympathie de Mr. Hollande a légèrement progressé. Mais alors très légèrement.

Mais le principal enseignement de l’affaire, insiste un autre article de USA Today, c’est que, quoiqu’en disent les Français, elle montre “l’américanisation” de la vie politique française. Argument de l’éditorialiste: ce qui restait auparavant secret est désormais dans la presse. Et donc jugé par les électeurs. Quelle horreur!

La musique pour adoucir les moeurs…

Heureusement au travers de tout ce marasme politico-sexuel, la France peut remercier les Daft Punk pour lui ramener le temps d’une soirée, ses lettres de noblesse. Le duo de musiciens reviendra dans l’hexagone (s’il décide un jour de le faire) avec pas moins de cinq grammys, dont les très prestigieux “album de l’année” et “chanson de l’année”.Un article de l’Associated Press publié sur le site du Washington Post voit cette victoire comme un booste pour la fierté française, une des rares pointes actuelle d’optimisme pour l’hexagone. Il ne comprend donc pas que le groupe ait été boudé cette année  par  la cérémonie française des Victoires de la musique, car trop “mainstream” à nos yeux selon Pierre Siankowski (rédacteur en chef aux Inrock).

Quant à MTV news, ils soulèvent un point ô combien important à la suite de cette quintuple victoire : et si le nouveau chapeau de Pharrell Williams avait éclipsé les casques de cyborg du duo français? C’est vrai qu’il était étonnamment troublant ce chapeau…

Et le café pour stimuler son cerveau

Le magazine en ligne Slate ne prend pas de gants pour annoncer la couleur : la café français est très mauvais. Pour la journaliste Anna Brones, la France n’est pas un pays du café comme l’Italie et tous les étrangers qui ont voyagé en France le savent bien. Cependant l’avenir s’annonce meilleur puisque les torréfacteurs commencent (enfin!) à s’intéresser aux bons cafés.

Slate s’interroge donc sur les racines du problèmes : comment le café français est-il devenu si mauvais à la base? La réponse est étonnante : pendant très longtemps, le café importé des colonies (le Robusta) n’était pas taxé, et, alors que c’était un café de seconde zone, les gens se sont habitués à le boire. Les français ne buvaient pas les autres cafés car ils coutaient plus chers (eux étaient taxés). Ne paniquons pas pour autant, la France reste quand même le pays de la gastronomie.