La NSA écoute pendant que la jeune Europe regarde ailleurs

Revue de presse. Il y a des semaines comme ça où la presse ressemble un peu trop aux romans d’espionnage. Eh oui ! NSA is watching you !

Et si la grande perdante des récentes révélations (du journal Le Monde notamment) sur l’espionnage massif par l’Amérique de ses alliés européens était… L’Amérique elle-même? Alison Smale, du New York Times le souligne dans un article daté de Berlin : les Européens sont moins prêts que par le passé à pardonner la puissance protectrice. “Les Etats-Unis sous Obama ont usé beaucoup de la patience et de la bonne volonté européenne, même bien avant cette affaire de NSA”, assure-t-elle. Les réactions de l’Allemagne, la France et les autres pays surveillés “relèvent d’un ensemble plus large de frustrations sur des questions comme la guerre civile syrienne ou encore le danger que font courir à l’économie mondiale les luttes budgétaires de Washington“. Bien au-delà de l’affaire Snowden, c’est l’ouverture d’une autre époque dans les relations transatlantiques que décrit Alison Smale. L’ancienne génération européenne, que la “dépendance mutuelle avec les Etats-Unis” empêchait d’aller voir ailleurs, cède la place à une autre, “qui peut aller où elle veut”, de Shanghaï à Bombay.

La grève du ballon rond

Après quelques mois d’accalmie la mesure emblématique de la campagne présidentielle de François Hollande, à savoir la taxe des 75% – qui est destinée à contrebalancer les effets de la crise financière – revient sur le tapis.

Les footballeurs de la LFP (Ligue de Football Professionnel) n’échappent pas à cette taxation sur les revenus supérieurs à un million d’euros (elle s’échelonne sur deux ans et est rétroactive dès cette année). Ces derniers ont ainsi unanimement décidé de ne pas frapper le ballon du 29 novembre au 2 décembre, en signe de protestation. Jerome Pugmire, journaliste sportif à l’Associated Press, explique : “Cette taxe est plafonnée à cinq pour cent du chiffre d’affaires annuel du club. Le Paris Saint-Germain, qui dispose de l’appui massif des investisseurs qataris, ne sera pas véritablement gêné par cette mesure. Ni Monaco d’ailleurs qui bénéficie d’une exonération d’impôts sur les salaires des joueurs“. Mark Dean, journaliste chez Bloomberg conclut : “certains clubs pourront mieux que d’autres supporter le fardeau qui les attend“. Entre petits clubs jouissant de sponsors locaux et super puissances footballistiques qui profitent des investissements étrangers : comment trouver le juste milieu ?

Ces businessmen, frileux d’investir en France

Ça serait stupide d’investir dans un pays où les ouvriers disposent de salaires élevés mais travaillent peu” expliquait il y a quelques mois Maurice Taylor PDG de Titan International Inc. quant à sa possible reprise de l’usine Goodyear Tire & RubberGT d’Amiens. Et pourtant, le grand méchant Taylor est revenu sur le devant de la scène mercredi dernier, par la grâce de son ennemi préféré, le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg. Les négociations semblaient aller dans le bon sens comme nous l’expliquait le Wall Street Journal : ” M. Taylor, qui avait eu des mots durs pour la France, a muselé ses critiques et revient avec la volonté d’ arriver à un accord. Cela montre que la France est capable de désarmer ses critiques les plus sévères”, a déclaré M. Montebourg”. Ces propos, aujourd’hui démentis par le principal intéressé, laissent un goût amer aux salariés de l’entreprise qui espéraient une reprise. Le PDG de Titan préfère laisser planer le doute quant à une possible action de sa part. Mais il profite de son interview avec le quotidien des affaires américains pour redire tout le bien qu’il pense de la CGT: “vous avez sept heures de travail à effectuer. Vous êtes payés pendant que vous mangez, pendant que vous êtes en pause… Au final vous n’êtes efficaces que trois heures” ce à quoi il rajoute : ” je ne m’inquiète pas à mon âge d’être politiquement correct”.

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