Que faire en cas de tremblement de terre: bons conseils et mauvaises idées

Les secousses sismiques sont quotidiennes en Californie du Sud. /NASA

La terre a tremblé fort à Los Angeles. A deux reprises, les jeudi 4 et vendredi 5 juillet, atteignant jusqu’à 7,1 de magnitude. L’imminence du “Big One” – nom donné à un tremblement de terre dévastateur qui, selon les sismologues, a de fortes chances de frapper la Californie au cours des prochaines décennies – revient dans les esprits. Mais est-on suffisamment préparé à cette éventualité ? French Morning vous aide à réviser vos réflexes.

Il y a, évidemment, l’instinct du parent. “J’ai filé dans la chambre de ma fille et je me suis mise au dessus du berceau pour pouvoir la récupérer au moindre problème”, raconte Nadia Smith, burkinabé-russe francophone, et maman de la petite Mila.

Quand on n’a pas à se soucier d’un enfant, les choses peuvent être moins évidentes. Catherine Lefebvre, professeure de français dans une université publique, avoue avoir été tétanisée par la peur. “Mais pourtant je sais que si on est dans son lit, il faut se coucher par terre, à côté et non en dessous. C’est statistiquement l’endroit où on est le plus en sécurité”, assure la trentenaire Belge. Son conseil partagé est issu d’un stage de survie, où elle apprit à tisser des chaussures avec des feuilles de palmier.

Mais en général, quand on se trouve en intérieur, il est recommandé de s’abriter sous une table ou dans l’encadrement d’une porte (si vous habitez dans une “Adobe House”). Un réflexe que beaucoup ont, mais il ne suffit pas. Il faut aussi se mettre dos aux fenêtres et protéger sa nuque, tout en se tenant à quelque chose de fixe, répète-t-on lors des exercices de sécurité dans les écoles. Autre option : se placer en position foetale en pied d’un lave-linge ou d’un meuble bas, recommande la Croix Rouge.

Violette, journaliste, se rappelle avoir entendu qu’il fallait toujours avoir une paire de chaussures près de soi (cela veut donc dire, à côté de son lit la nuit). Outre la protection des pieds, il ne faut pas oublier de préparer (en amont) un kit de survie, avec de l’eau en quantité (idéalement trois litres par personne), des aliments non périssables, quelques vêtements, une trousse de premiers soins, un peu d’argent liquide, une pochette avec copies de documents pour s’identifier, voire une couverture de survie.

La fuite est aussi un réflexe répandu. Marie Dhaine, une Française qui travaille dans les ressources humaines, s’est elle précipitée à l’extérieur de son domicile à Culver City. Ce qui n’est pas toujours une bonne idée! A l’extérieur, il faut éviter un maximum de choses : les bâtiments, les structures comme les lampadaires, les lignes électriques et les arbres. Sans compter que les bâtiments californiens sont en général fiables (à vérifier ici pour les plus sceptiques) et doivent respecter un code strict. La probabilité qu’ils s’effondrent est donc faible, même avec une magnitude 8.

De même, si vous voulez quitter un immeuble en catastrophe, évitez les ascenseurs et optez pour les escaliers de secours (note à vous même : se renseigner pour savoir où ils sont placés).

Et si le séisme fait des dégâts ou vous met dans une situation périlleuse, vous pourrez toujours appeler la ligne d’urgence du Consulat de France au +1 (310) 625-9713 ou vous référer à votre “chef d’îlot”.