Pour la première fois, le Prix FAEA sacre une femme

Les lauréates du prix FAEA 2019 : Elsa Jungma (à gauche), fondatrice d'Elsi et Theodora Vanhaecke, respondable business et marketing d'Elsi. Crédit : Club 600/FAEA 2019

Déplacé en catastrophe quelques heures après le crash d’hélicoptère sur le toit de l’immeuble de BNP Paribas où devait se tenir la cérémonie, le 11e French American Entrepreneurship Award (FAEA) organisé par le Club 600 s’est finalement tenu au FIAF, lundi 10 juin.

Quatre finalistes se sont disputés ce prix, qui récompense chaque année deux start-ups fondées par des Français aux Etats-Unis, devant une foule d’entrepreneurs et de personnalités du monde des affaires franco-américain. Après un pitch minuté, chaque start-up a répondu aux questions d’un panel composé de Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente de la cybersécurité à Capgemini America, Jonathan Cherki, fondateur de ContentSquare, et Matt Turck, partenaire de la société de capital-risque FirstMark Capital.

A la première place : la start-up Elsi, fondée par Elsa Jungman, qui propose de réinventer les produits dermatologiques. « On s’attaque au problème de la peau sensible avec une solution très scientifique. Elle permet de comprendre toutes ces bonnes bactéries qu’on a sur la peau, le “microbiome”, en réduisant le nombre d’ingrédients qu’on s’applique sur la peau », a présenté l’entrepreneure basée dans la Silicon Valley, un large sourire aux lèvres et son trophée à la main. Depuis la création du FAEA, c’est la première fois qu’une femme décroche le premier prix.

Elsa Jungman et Theodora Vanhaecke, responsable business et marketing d’Elsi, prévoient déjà une première levée de fonds et comptent sur cette victoire pour décoller. En plus d’une récompense de 10.000 dollars en cash, elles vont recevoir un coaching spécial des Conseillers du Commerce Extérieur de France, un vol aller-retour entre Paris et les Etats-Unis, six mois d’accès à un espace de travail offert par Corporate Suites et un an d’abonnement au réseau FrenchFounders.

Sur la seconde marche du podium : AlgoExpert, une plateforme qui propose d’entraîner les développeurs aux entretiens d’embauche souvent impitoyables des grandes entreprises de la tech, comme Google, Uber ou Facebook.

Dans les coulisses de la start-up : Clément Mihailescu et Antoine Pourchet, deux amis d’enfance qui se sont rencontrés à la French-American School of New York. Avec un prix de 5.000 dollars et les mêmes avantages que les lauréates du premier prix, les jeunes entrepreneurs comptent poursuivre leur croissance.

« Chaque édition, c’est toujours un grand étonnement pour moi de voir la créativité, la “niaque” de ces jeunes. Leur avenir me paraît vraiment très brillant parce qu’ils en ont beaucoup dans le ventre, ils ont des plans bien préparés », a conclu Bernard Parisot, PDG de JCDecaux et invité d’honneur du Club 600. Il a applaudi les présentations, non seulement des vainqueurs, mais aussi celles des autres start-ups : Beewake présentée par Jérémie Catez et dédiée à la gestion des espaces de travail et Replika Software co-fondée par Karen Mallet pour booster la vente au détail sur les réseaux sociaux.