Populaire à Paris, l’aquabiking éclabousse New York

Crédit: Claire Azur, Aquabiking.fr

Pour une fois, c’est une mode venue d’Europe qui traverse l’Atlantique. En plein essor à Paris depuis trois ans, l’aquabiking débute à New York, et c’est une Française qui en est à l’origine.

Aidée par un investisseur, Esther Gauthier a ouvert son centre à Tribeca, Aqua Studio. Elle prévoit de continuer sur sa lancée, et ouvrir dans les mois à venir un autre centre à New York (Upper East Side), et à Los Angeles. « J’ai découvert l’aquabiking à la Maison Popincourt lors d’un séjour à Paris, et je me suis rendue compte que personne ne le proposait encore à New York », raconte cette Française de 31 ans, qui vit à New York depuis 2006, et travaillait auparavant pour un photographe de mode.

Ceux qui veulent tester ce sport devront donc se rendre à l’Aqua Studio, un beau loft aux murs de briques, aménagé comme un spa de luxe. Esther Gauthier y a fait creuser une piscine et installé à l’intérieur une dizaine de vélos. On y vient pour des cours de 45 minutes. Au cours de la séance, le professeur propose différents mouvements et alterne les rythmes, au son d’une musique pop douce. On en ressort épuisé, mais détendu.

« C’est un sport physique et peu violent, excellent pour les articulations. A New York, les gens associent l’effort intense à la douleur. Or, on peut tout à fait se dépenser sans avoir mal, et sans courbatures le lendemain », affirme Esther Gauthier.

Huit mois après son lancement, Aqua Studio connait un début encourageant d’autant que les sports en piscine ne sont pas très répandus à New York. En tout, 6.000 personnes sont venues au moins une fois pédaler dans l’eau. Plusieurs reportages dans la presse américaine ont fait l’éloge de ce sport, venu, à l’origine, d’Italie.  « Cela suscite beaucoup de curiosité, et on commence à avoir de plus en plus de clients réguliers », assure la fondatrice.

Esther Gauthier n’est pas la seule à s’intéresser à ce créneau. Laurent Bouhier, un entrepreneur français, s’est jeté dans le même bain avec sa société Aqua Wellness World montée il y a un an à Larchmont, dans le Westchester. “Nous vendons des vélos d’aquabiking à des piscines, des hotels, des clubs de sport, et nous organisons des sessions sur demande – ma femme est professeur d’aquabiking. Je pense que ce sport a le potentiel pour se développer ici”, raconte cet expatrié, qui jusqu’à l’année dernière, développait ce sport dans les Caraibes, depuis Saint-Barthélémy. Avec le printemps, il ne reste plus qu’à se jeter à l’eau.