Du poker à la photo: Sharalike vise le jackpot

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Le site de Sharalike

Pour présenter son entreprise, Aymeric Vigneras a un pitch bien rodé. « Je me baladais avec des amis à Cape Cod, et nous avions fait plein de photos. Je leur avais promis un petit montage. Cela m’a pris des heures, c’était pénible. Je me suis dit qu’il y avait un moyen de rendre cela plus facile. C’est comme cela qu’est né Sharalike. »

Une idée simple qui lui a valu de gagner, jeudi 12 juin, la première place d’un concours de start-ups organisé par Boston Tech Jam.

De quoi s’agit-il, exactement ? D’une application gratuite (sur iOS et sur le web) permettant de trier vos photos et vidéos, et réaliser des petits montages automatiquement. « Notre volonté, c’est de rendre cette activité sympa, divertissante, comme un jeu. »

Et question jeu, Aymeric Vigneras s’y connait. Ce Français était arrivé aux Etats-Unis en 2010 en tant que patron d’Everest Gaming, plateforme française de poker en ligne rachetée par la société américaine CIDC. « Sharalike est ma troisième société. J’ai déjà créé, à Paris, une société d’édition de logiciels, puis une société de conseil » affirme Aymeric Vigneras, qui travaille aussi, depuis Boston, comme consultant pour des entreprises françaises s’installant aux Etats-Unis.

Son associé, Etienne Leroy, est aussi un habitué du tapis vert : ce diplômé de l’école de commerce de Reims a travaillé dans le milieu du jeu en ligne, en France puis à Boston.

Reste que le pari n’est pas sans risques : Sharalike est loin d’être la seule application sur ce créneau, qui compte d’autres joueurs comme Flipagram ou Magisto. Mais les deux Français espèrent se distinguer par l’aspect pratique du format de partage (un lien HTML), et par leur technologie qui reconnait les meilleures images.

Installés dans les locaux du Cambridge Innovation Center, les deux associés ont réuni une mise de 900.000 dollars (famille, amis, et quelques angels), et revendiquent, en trois mois d’existence, 12.500 utilisateurs. Ils réfléchissent désormais à un modèle économique viable. « A priori, les cinq premiers gigas seront gratuits, et ensuite il faudra payer pour avoir plus d’espace », détaille Etienne Leroy. La formule pour décrocher le jackpot ?

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