Petit Pot, grand business ?

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Le site de Petit Pot

A côté des dizaines de yaourts à la grecque des rayons frais des supermarchés, un nouveau venu tente de s’imposer depuis quelques mois à San Francisco. Son nom: Petit Pot. Son look: un petit pot en verre recouvert d’un couvercle orange.

A l’intérieur, une crème à la vanille, au chocolat, au citron ou encore au caramel salé, recouverte de chantilly. On dirait un dessert bien de chez nous et pour cause, ce sont deux Français de San Francisco qui sont derrière la marque Petit Pot.

Pierre Coeurdeuil et Maxime Pouvreau sont originaires du sud de la France. Le premier a une formation d’ingénieur agroalimentaire, le second est chef pâtissier. Ils sont arrivés aux Etats-Unis il y a quelques années.

Maxime Pouvreau a d’abord été pâtissier dans des restaurants de la baie (Coi, Radius), et en 2013, décide de lancer un business de déjeuners en bocaux – un concept emprunté à un restaurant parisien. Il remarque que ses crèmes desserts emportent le plus de succès auprès de ses clients, et décide d’abandonner les produits salés afin de se concentrer sur les petits pots. Le concept était né.

Maxime Pouvreau travaille sur les emballage de ses produits, et se rend compte que le petit pot rustique en terre ne parle pas vraiment aux Américains, qui préfèrent les pots en verre, plus modernes. Très vite, le travail s’accumule et Maxime Pouvreau propose l’été dernier à Pierre Coeurdeuil, qui travaillait alors dans une entreprise spécialisée dans le e-marketing, de le rejoindre.

Petit Pot CitronAujourd’hui, Petit Pot compte trois employés, et deux stagiaires. L’équipe produit 2 000 pots par semaine et fournit une cinquantaine de magasins. Parmi eux, des chaines de supermarchés haute-gamme, telle que Whole Foods, Andronico’s ou Rainbow Grocery. Leurs pots sont aussi vendus sur le site Grubmarket, à quatre dollars l’unité.

Les crèmes desserts des deux compères ont peu de concurrence sur le marché américain. « Le concept de dessert gourmet n’existe pas ici, pourtant les gens aiment le sucré ! Il fallait combler un manque », explique Maxime Pouvreau. Selon les deux jeunes hommes, San Francisco est l’endroit parfait pour lancer ce type de business. « Les gens sont ouverts, éduqués, aiment bien manger et surtout ont de l’argent. C’est une clientèle idéale pour nous, affirme Pierre Coeurdeuil. Il y a également une véritable culture de l’entrepreneuriat local. »

Signe encourageant pour leur futur, le mois dernier, les deux associés ont réussi à se verser leur premier salaire.

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