Les peintres français de la “Frontière” américaine

A propos de l'auteur

 

Jacques Bodelle est l'auteur de Petite(s) Histoire(s) des Français d'Amérique

 

Chaque mois, il brossera dans French Morning le portrait d'une figure historique française aux Etats-Unis.


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Pour chaque livre acheté, 6$ sont reversés à la caisse de solidarité du Comité tricolore

Du premier, Jules Tavernier, on est certain qu’il était français, par sa mère, et né à Paris en 1844;  le second, Paul Frenzeny, d’origine hongroise, l’était sans doute lui-aussi, car né en France vers 1840.

Leurs destins seront liés, leurs parcours semblables, de New York à la Californie, puis à Hawaï pour Tavernier, en passant par le grand ouest, la dernière “frontière” des Etats-Unis, un peu  comme l’avaient fait Lewis et Clark en 1804, mais cette fois crayons et pinceaux à la main. Des deux ce sera certainement Tavernier qui mènera le plus follement “la vie d’artiste”, jusqu’à mourir à 49 ans en 1889, alcoolique et sans le sou, dans son studio d’Honolulu.

Un territoire en pleine évolution

Il est possible qu’ils se soient connus pendant la guerre de 1870 – Frenzeny était militaire de métier -, mais ce qui est certain, c’est qu’ils se retrouvent à New York, où la revue des frères Harper, le Harper’s Weekly, les engage pour ce qui sera une aventure extraordinaire : faire pour leurs lecteurs un grand reportage sur un immense territoire alors en pleine évolution, entre le Mississippi et la côte pacifique.

On pouvait encore y rencontrer des chariots bâchés emportant des familles de pionniers, ou des cowboys conduisant leurs troupeaux, mais les bisons pouvaient déjà s’asseoir sur les rails pour arrêter les convois du train transcontinental achevé en 1869.

Le grand départ aura lieu à l’été 1873, et ils mettront un an à rallier San Francisco, tantôt en train, tantôt à cheval, parfois en diligence, de la Pennsylvanie au Missouri, puis en Oklahoma et au Texas. Ils passent l’hiver 1873 – 1874 à Denver, avant de remonter vers  le Wyoming et l’Utah. Dans leurs bagages, pas encore d’appareil photo, mais des blocs de bois sur lesquels ils dessinent, avant de les faire parvenir à New York où les graveurs s’affairent pour “boucler” la prochaine sortie du magazine.

Ce seront donc des gravures en noir et blanc, cosignées par les deux compères,  qui montreront les extraordinaires mutations de l’ouest, la “coexistence” difficile entre pionniers et Amérindiens, le boom minier au Colorado, l’implantation des Mormons, le triste sort des troupeaux de bisons abattus pour leur peau et leur langue, la rudesse du climat avec tempêtes et inondations…
tavernier 2

La fin du couple

San Francisco : un club d’artistes, le Bohemian Club, les accueille, et ils s’installent à Monterey, où Tavernier manifeste sans retenue ses penchants pour la vie de bohême… mais les amis vont se quereller et se séparer. Triste fin du “couple”. Frenzeny  travaillera encore quelques années pour Harper’s Weekly , tandis que Tavernier va bientôt se sentir incapable de résister à l’attrait des volcans, et s’embarquera pour Hawaï pour y satisfaire sa passion… jusqu’à une bien triste fin.

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