La Patrouille de France à Washington : des « regrets » mais de la fierté

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Un dimanche nuageux et frisquet, un lundi ensoleillé et quasi estival : la météo a joué un bien mauvais tour à la Patrouille de France lors de son passage à Washington.

Le survol de la capitale fédérale, qui devait avoir lieu dimanche 26 mars à 1pm, a dû être annulé au dernier moment. Mais pas question pour autant de bouder le plaisir de rendre hommage à ces pilotes d’exception lors d’une réception organisée lundi à l’ambassade de France.

« On aurait adoré survoler Washington et rapporter de belles images de la patrouille avec tous les monuments qui sont ici. Le Lincoln Memorial en toile de fond derrière la Patrouille de France, c’est l’image que j’avais imaginée, c’est ce pourquoi on avait travaillé, en calculant les distances pour avoir le meilleur rendu », confie le Capitaine Hervé Aubert, leader solo de la Patrouille de France 2017.

Les « regrets » sont d’autant plus grands que la Patrouille de France avait obtenu une autorisation de survol exceptionnelle dans une ville où les restrictions aériennes sont très fortes. « Il était prévu qu’on vole 1.500 mètres au sud de l’axe principal entre le Capitole et le Lincoln Memorial, d’est en ouest. On aurait fait deux fois ce trajet-là, photo d’abord et vidéo ensuite. Et on aurait survolé le Pentagone. On était honorés et fiers », explique le Capitaine Hervé Aubert.

pilote 600

Mais dimanche en fin de matinée, le plafond nuageux était à 700 pieds alors que le minimum exigé pour décoller est fixé à 2.000 pieds. Pas question de prendre le moindre risque. « Quand on prend la décision d’annuler, il faut le faire froidement mais on se dit toujours que c’est dommage de ne pas aller jusqu’au bout ».

« Quand j’ai regardé le ciel dimanche, j’ai su que ça ne valait pas la peine de sortir. Mon père était ‘météo’ dans l’aviation civile. Mon grand-père Maurice a combattu pendant la Seconde guerre mondiale », raconte de son côté Christiane Ciccone. Mais nuage ou pas nuage, pas question pour cette Française, présidente de l’association Français du Monde, de rater la venue de la Patrouille de France à Washington. Lundi soir, c’est à l’ambassade de France qu’elle est venue récolter… les autographes des pilotes ! « Les avions, c’est de famille », glisse-t-elle avec un grand sourire.

Christiane Ciccone 600

Pour l’ambassadeur Gérard Araud, « le bleu-blanc-rouge de la Patrouille de France symbolise l’amitié », la France et les Etats-Unis. « Nous sommes des partenaires de premier plan. Nous sommes vos plus vieux alliés. Et aujourd’hui, nous sommes de nouveau côte à côte, main dans la main, partenaires dans notre combat commun contre le terrorisme ».

La Patrouille de France va désormais prendre la direction de la Floride puis, entre autres, de Kansas City le 6 avril pour la cérémonie officielle du centième anniversaire de l’entrée en guerre des États-Unis. Mais les pilotes n’en ont peut-être pas tout à fait fini avec Washington. « Maybe on our way back » (« peut-être sur le chemin du retour »), a-t-on entendu à la toute fin de la réception. Affaire à suivre…

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