Dans l’Upper West Side, la francophonie au micro

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La porte de l’ascenseur s’ouvre sur un appartement plongé dans la pénombre. On demande aux visiteurs d’être silencieux: une émission est en cours d’enregistrement dans ce qui ressemble au salon. Dominique de Cock, Tamara Zouboff et Hassania Koné s’engouffrent sur la pointe des pieds dans une salle d’attente, décorée de figurines en tout genre.

Nous sommes sur la 72e rue dans l’Upper West Side, dans le local de la web-radio Talking Alternative Broadcasting, qui fait aussi office de centre de bien-être, comme le trahit la table de massage à côté du studio. Les trois copines francophones (elles sont respectivement belge, franco-belge et franco-marocaine) s’y retrouvent chaque lundi pour enregistrer leur émission.

“Pardon my French”, c’est une heure d’interview en anglais avec une personnalité francophone de New York. Ce jour-là, la cantatrice et fondatrice de la chorale franco-américaine de New York, Anne-Julia Audray. Avant elle, Edith Boncompain, directrice de l’école franco-américaine d’Harlem NYFACS et l’entrepreneuse sénégalaise Maymouna Florence Faye notamment ont pris place au micro du trio. “La première fois, j’avais les boules, car tous nos invités sont des VIP“, glisse Hassania Koné.

Les trois amies se sont lancées en décembre 2013, sans expérience en radio, avec l’ambition de “donner la voix à des personnes qui n’en ont pas toujours” , comme le souligne Dominique de Cock, aux Etats-Unis depuis 1991.  “Et de créer un consensus, une communauté autour des aventures d’immigration” de la grande famille francophone.

C’est  intéressant d’éduquer les Américains sur le fait que les gens qui parlent français ne sont pas tous français” , ajoute Tamara Zouboff, ancienne directrice de la chambre de commerce belge de New York.

Le prochain invité de « Pardon my French », le 2 juin, sera Abdel Ouedraogo, le patron de Shrine, le bar africain d’Harlem.  “Quand on fait cette émission, on n’a pas la pression d’être l’employé de quelqu’un, de comment travailler avec un client. Quand on présente quelqu’un, on s’amuse » , glisse Hassania Koné.

La radio, c’est ma bouée de sauvetage car je travaille souvent seule, devant mon ordinateur. Ça me permet aussi de maintenir ma langue” , ajoute Dominique de Cock, directrice du design à Jolie Papier, une société de papier peint. Son ambition: lancer une compagnie de production de programmes radio liés à la francophonie. “Si on fait des émissions de cuisine, on parlera de recettes africaines, suisses, belges, et éventuellement… françaises, plaisante-t-elle. Nous voulons renforcer cette commuanuté francophone ici. Si quelqu’un a un projet, nous voulons le promouvoir. 

 

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