Avec Owl, Sacha Djorkaeff veut faciliter vos sorties en boîte

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Le site de Owl

Avec un père champion du monde et d’Europe (Youri), un grand-père (Jean) légende du foot et un petit frère (Oan) en centre de formation à Evian, Sacha Djorkaeff aurait pu prendre le chemin des buts. Mais son truc, c’est plutôt les boîtes. Dans tous les sens du terme.

L’entrepreneur de 22 ans va lancer Owl  fin juin à New York, une app qui permet à une clientèle exclusive de clubbers de réserver des tables parmi un portefeuille de boîtes de nuit. Ils disposeront aussi de différents “perks” destinés à rendre l’expérience de sortie plus agréable (partage de l’addition, communication avec la porte de l’établissement, affichage du prix des bouteilles…). “L’ambition, souligne Sacha Djorkaeff, c’est de devenir le doorman de la nuit dans les 35-40 villes du monde qui comptent dans la nightlife. Aujourd’hui, quand on veut aller en boîte à dix, c’est le bordel. Owl veut faciliter le processus de sortie.”

Ce n’est pas le premier projet entrepreneurial du jeune homme, arrivé à New York en 2005 quand son père a été recruté par les New York Red Bulls. Quand il était au Lycée français de New York, il a développé des “bagues de graduation” abordables pour les lycéens, puis pour les membres de fraternités universitaires.

Il a commencé à travailler sur Owl en 2014, un an avant de décrocher son double-diplôme en management et marketing à la prestigieuse business school Wharton, d’où est sorti son idole dans le monde des affaires, le milliardaire Elon Musk. “Pour moi, ça a toujours été clairement plus l’entrepreneuriat que le foot. Tout le monde dans ma famille voulait être footballeur. Moi, j’ai toujours eu la business school en tête. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être une certaine recherche d’individualité. Depuis que j’ai 14 ans, Wharton était un rêve. Personne n’avait fait d’université dans ma famille. Personne n’avait eu son bac.

Owl est né de ses sorties dans le monde de la nuit comme client et DJ, et de ses galères (sorties en groupe, impossibilité de rentrer parce que le videur ne vous connaît pas, partage de l’addition…). Au départ, le concept était de trouver une manière de partager l’addition” avec ses copains. Puis, le concept s’est étendu à la réservation de tables et à d’autres services. 

Avantage pour les clients: “ne pas se prendre une porte” . Et pour les boîtes: améliorer l’expérience-client en amassant des données sur la clientèle. Owl fait son beurre en prélevant une commission sur la table. “L’industrie de la nuit est archaïque. Le data analytics va être une grosse valeur ajoutée. On va produire des rapports mensuels sur les clients pour renseigner les boîtes de nuit sur quelles bouteilles de champagne ils ont pris, avec combien de personnes ils sont venus… On a vu les données s’immiscer dans les secteurs du jeu et de la restauration, mais pas dans la nuit. Il y a une opportunité énorme” , lance l’entrepreneur.  

Mi-mai, Owl comptait vingt boîtes dans son portefeuille mais “nous en signons des nouvelles toutes les semaines” . Objectif: “entre 80 et 100 boîtes de nuit dans une dizaines de villes d’ici la fin de l’année.” Après New York, Paris, Londres, Monaco, St. Tropez, Cannes, Mykonos, Dubai et Shanghai suivront. Les futurs utilisateurs ne pourront accéder au service que sur invitation. Une manière de conserver le caractère exclusif de l’app. Avant le lancement officiel, il est possible de s’inscrire via le site d’Owl. “On est en train de lever de l’argent en seed round. Après, on ira voir des VC, glisse Sacha Djorkaeff, qui a embauché six personnes, “essentiellement des développeurs et des designers” pour travailler sur Owl depuis un WeWork à New York. “Mon père est très présent depuis mon départ à l’université. Mes parents m’ont toujours soutenu dans mon côté entrepreneur. J’essaye aussi de faire la part des choses, de me construire” .

 

 

 

 

 

 

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