Peut-on, oui ou non, visiter la Maison-Blanche ?

USA, Washington D.C, White House, garden and fountains in foreground

Les visites avaient été suspendues le temps que l’administration Trump défasse ses cartons et refasse la décoration à son goût.

Mais depuis une semaine et le feu vert donné officiellement par Donald et Melania Trump, quelques grappes de curieux ont de nouveau le droit de se balader pendant 45 minutes à l’intérieur de la résidence officielle du président des Etats-Unis. Certains d’entre eux, des écoliers, ont même eu la surprise il y a quelques jours de voir Donald Trump surgir de derrière un paravent.

Mais pour les touristes français, que le président s’appelle Barack Obama ou Donald Trump, obtenir le droit de visiter la Maison-Blanche relève toujours de la mission impossible. Quoi qu’en dise Donald Trump lui-même.

Sur son site, la Maison-Blanche indique en effet : “si vous êtes citoyen d’un pays étranger, contactez s’il vous plaît votre ambassade à Washington pour faire une demande de visite“. Laissant penser qu’il est possible de passer les contrôles de sécurité avec son seul passeport français et grâce à un coup de pouce de l’ambassade ou du consulat, alors que ce n’est pas le cas.

D’abord, le Secrétariat d’Etat, contacté sur le sujet par des diplomates britanniques, a pris le contre-pied de la Maison-Blanche en indiquant que l’accueil des touristes étrangers était suspendu. Temporairement ou ad vitam aeternam, impossible de le dire mais c’est une fin de non-recevoir claire et nette pour ceux qui sont de passage à DC.

Inutile donc de solliciter l’ambassade de France à Washington, ses services confirment l’impasse : “le site de la Maison-Blanche induit en erreur en renvoyant vers les ambassades. Visiter la Maison-Blanche n’est pas possible pour les touristes étrangers”. Point barre. Non sans humour, l’ambassade d’Australie rappelle, elle, qu’il est possible de visiter le bâtiment… virtuellement et donne même un lien pour y parvenir.

En réalité, la seule petite brèche concerne les résidents aux Etats-Unis. Ils peuvent contacter directement, via leur site internet, leur sénateur ou leur représentant pour demander une visite. Et croiser les doigts. Le nombre de places est limité et mieux vaut s’y prendre longtemps à l’avance.

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