Olivier Minne n’aurait pas dit “non” à l’Assemblée

La carrière politique d’Oliver Minne aura été pour le moins éphémère. Le 26 février, l’animateur de Fort Boyard figurait sur l’un des deux tickets pour l’investiture du parti socialiste, aux côtés de Gabrielle Durana, comme l’a révélé French Morning. Le 28 février, les militants socialistes en Amérique du Nord ont tranché en faveur de l’autre duo : Franck Scemama et Annie Michel.

S’il ne s’est pas rêvé à l’Assemblée -il était suppléant-, Olivier Minne n’aurait pas dit “non” aux habits du député si l’opportunité s’était présentée. “Si jamais on avait du en arriver là, approchant gentiment de la cinquantaine, je n’aurais pas trouvé incongru de la (Gabrielle Durana) remplacer. Je ne me serais pas senti comme un corps étranger à ce poste“, a-t-il confié, mercredi, au Lab d’Europe 1.

Les réactions à sa candidature, en revanche, ont visiblement touché l’homme, qui y voit le signe d’une “crispation” du pays : “Il y a eu beaucoup de colère. Des mots très durs. Cela m’a troublé. Mais ça doit faire partie du jeu. Et je l’accepte“.

Habitué des plateaux télé, l’animateur, visiblement à l’aise dans son nouveau costume, n’a pas non plus hésité à donner son avis sur les premiers mois de François Hollande à la tête de l’Etat : “Il y a sans doute des choses à revoir en matière de communication, c’est certain ! C’est l’homme de médias qui parle ! Et puis c’est pas simple parce que la machine à broyer l’emploi ne s’est pas arrêtée“. En bon homme de gauche, l’animateur de Fort Boyard n’oublie pas non plus de défendre son parti : “J’ai bon espoir. Le président de la République incarne de belles valeurs. Je serais bien le dernier à désavouer le gouvernement en place aujourd’hui“.