“Oh my god”! Du vin en canette en France?

(Revue de presse) Du vin en canette ? La presse américaine ne pouvait pas passer à côté de cette information qui choque les Français.

A l’origine de ce scandale : les canettes Winestar, créées  par le Français Cédric Segal et révélées lors du salon des vins Vinexpo qui s’est tenu récemment à Bordeaux. Le New York Daily News s’inquiète de notre réaction, à nous autres Français, “puristes en vin, qui font respecter avec passion leurs traditions de production du vin“. Le Los Angeles Times consacre également un article à cette hérésie gastronomique. Son titre : « Vin français en canette ! Les fabricants soulignent que c’est classe, alors servons-nous un verre ».

Les Français ne vendent pas complètement leur âme au diable : pas question de boire de la piquette en canette. Le journal précise que tous les vins sont AOC (Appellation d’origine contrôlée) et qu’il ne s’agit pas de « vins à bas coût ». « Il faudrait dans l’idéal le boire dans un verre », selon le créateur du concept. “Ne vous attendez pas à voir des bobos assis au bord du Canal Saint Martin à Paris descendre d’un trait une canette de rosé“, rassure le journaliste du Los Angeles Times. Le concept marchera-t-il? Le journaliste est confiant. Il voit dans un futur proche “des familles se rendre au Hollywood Bowl avec leurs packs de six de Bordeaux.

Mangeurs de grenouilles

C’est bien connu : les Français accompagnent toujours leur verre de vin d’une petite fricassée de cuisses de grenouilles ! Une journaliste du New York Times a gouté les amphibiens à la sauce française. Et elle le raconte dans un article. Elle le commence en écrivant qu”à une époque les cuisses de grenouilles cuisinées dans du beurre et de l’ail étaient un classique dans à peu près tous les bistrots français.” Elle précise toutefois que ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les petites jambes ont perdu de leur “cachet, tout comme le pâté de campagne, les côtelettes d’agneau à la moutarde de Dijon, le canard à l’orange ou les profiteroles“. Sa rencontre avec Christophe Marguin, un Français “amoureux des grenouilles” et propriétaire d’un hôtel-restaurant aux Echets, est cocasse : “Quand M. Marguin m’a servi une coupe de Champagne avant midi et que je lui ai dit qu’il était un peu tôt pour moi, il a écarquillé les yeux l’air de dire “qui est cette Américaine puritaine et que fait-elle ici?“” La journaliste du quotidien new-yorkais a eu l’occasion de goûter différentes préparations de grenouilles, notamment les cuisses revenues dans le beurre, “bien meilleures quand on les mange avec les doigts“, selon le cuisinier. Une façon de manger qui a mis à rude épreuve l’élégance de la journaliste… quand “le beurre coule le long du menton” !

Contre le droit à l’oubli

Avec le vin et les grenouilles, pourquoi pas un peu de lecture? En l’occurrence, il est question ici d’un petit groupe d’archivistes français qui se bat pour le droit de conserver des informations personnelles dévoilées par des individus sur la toile. Leur combat attire l’attention du New York Times, alors que l’Union européenne cherche à renforcer la protection de la vie privée sur le web, en instaurant notamment un droit à l’oubli, précise le quotidien. Pour le journaliste, ce groupe d’archivistes semble aller à contre- courant de “l’inquiétude qui augmente en raison de la surveillance américaine des activités sur Internet ». L’une des actions entreprises par les archivistes – et citée par le quotidien – est symbolique: le groupe a commandé des posters qui montrent «une image métaphorique des grévistes marchant à travers Paris, leur visage caché par des masques de clowns numériquesIl demande : “Sans nom, est ce que l’engagement personnel à la même signification?””

Patrick Bernard/ABACAUSA.COM