Ode à la Rose, un business florissant

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Le site d'Ode à la Rose

 

 

Ils ont poussé à Manhattan. En août, ils étendront leur zone de livraison à douze Etats de la côte est.

New York, Massachusetts, Rhode Island, New Hampshire, Maine, Connecticut, New Jersey, Pennsylvanie, Delaware, DC, Virginie, Maryland: Olivier Plusquellec et Louis Brunet, les deux Français à l’origine d’Ode à la Rose, se disent « super excités » par cette nouvelle phase de leur aventure. « On passe à une autre échelle », lance Louis Brunet, 31 ans, installé à son bureau du Flower District de Manhattan.

La start-up, qui propose des livraisons de roses en ligne, doit son expansion à une levée de fonds, bouclée le mois dernier, notamment auprès d’Aquarelle, l’un des leaders du marché en Europe. Une somme qui permettra aussi à Ode à la Rose de se développer sur le mobile, avec le lancement d’une application de cartes de vœux virtuelles.

L’histoire d’Ode à la Rose a débuté en 2011 dans les couloirs de la banque Natixis, où Louis Brunet et Olivier Plusquellec étaient employés, à New York. Entre analyses financières et tableaux Excel, Olivier Plusquellec cherchait régulièrement à envoyer des fleurs, mais ne trouvait pas son bonheur.

« J’avais du mal à acheter de belles fleurs sans payer une fortune. En ligne, aucune offre n’était convaincante, avec des sites vieillots, des processus d’achat laborieux, des produits pas terribles, et beaucoup de clients insatisfaits », raconte ce diplômé d’HEC. Il embarque Louis Brunet, qui terminait son VIE, et quelques mois plus tard, Ode à la Rose éclot.

En janvier 2012, la start-up effectue une levée de fonds auprès d’amis et de quelques investisseurs – 275 000 dollars. Les premières livraisons commencent, alimentées par le bouche à oreille.

Depuis, elles n’ont fait qu’augmenter, même si elles restent à petite échelle – une quarantaine de bouquets par jour à Manhattan. « Nous avons multiplié notre chiffre d’affaires par cinq en 2013, et nous sommes devenus rentables cette année. Là, nous allons entrer dans une nouvelle période d’investissements », explique Louis Brunet, qui a troqué son costume de financier pour des jeans et une chemise. « On ne retournerait pour rien au monde à nos anciennes vies », souffle-t-il.

Les fondateurs d’Ode à la Rose travaillent en flux tendus avec un grossiste situé en face de leurs bureaux – ce qui leur évite les stocks. Les fleurs, qui ont meilleure mine que celles qui s’alignent à l’entrée des delis, viennent d’Equateur ou de Colombie. « Elles arrivent directement de JFK. Contrairement à la majorité des fleurs, celles-ci ne transitent pas par camion depuis Miami. Cela nous fait gagner trois jours de fraicheur ».

La fraicheur des fleurs, Ode à la Rose essaie aussi de la maintenir grace à son packaging particulier – les roses sont livrées à la verticale, dans un pot “anti-reversement” rempli d’eau, à l’intérieur d’une boite enrubannée au design étudié. Un aspect central de leur dispositif, qui colle avec l’image friendly et branchée que la start-up essaie d’épouser. La touche finale ? Une photo du bouquet est envoyée à l’expéditeur au moment de la livraison. A partager sur les réseaux sociaux s’il-vous-plait.

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