Sam Hickmann met les bonnes habitudes au poignet des enfants

Sam Hickmann, CEO de JOY. (Crédit : JOY)

« Pour apprendre à faire du vélo aux enfants, il y a les petites roues. Pour assimiler les bonnes habitudes, il y a notre wearable ! » Apprendre à un enfant à se brosser les dents, ou à manger à la bonne heure ? C’est la mer à boire pour beaucoup de parents. Sam Hickmann, un entrepreneur français de la Silicon Valley, pense avoir la solution: une montre connectée.

Il a co-fondé la startup JOY, avec Omar Alaouf, en février dernier. « Je voulais faire une startup qui aide les familles à vivre en harmonie grâce à la technologie », explique l’entrepreneur français installé dans la Silicon Valley depuis six ans.

Pour imaginer cette montre connectée, baptisée Octopus, le père de famille est parti d’un constat : « les enfants sont exposés à plein de distractions : télévisions, consoles de jeu, ordinateurs. Il y a de plus en plus d’enfants hyperactifs avec un déficit d’attention. Et nous les parents, c’est un peu pareil. On a du mal à se déconnecter », dit-il, assis dans un canapé de l’accélérateur de start-ups HAX, à San Francisco. Dédiée aux enfants âgés de 3 à 8 ans, la montre est entièrement basée sur des icônes qui indiquent les tâches à accomplir : comme nourrir le chat ou encore prendre son bain. Objectif: donner la possibilité aux enfants de s’auto-gérer.

Par exemple, « à l’heure du déjeuner, la montre affiche une fourchette et un couteau », détaille le PDG qui s’est intéressé à des études scientifiques sur le développement de l’enfant. « C’est prouvé: lorsqu’il y a des routines en place dans la famille, les enfants sont moins enclin à entrer en conflit. » Sam Hickmann assure qu’avec Octopus, plus besoin de répéter quinze fois à son enfant d’aller se brosser les dents. Depuis leur smartphone, les parents créent des routines journalières et envoies les tâches sur la montre via bluetooth. Des icônes sous forme de pop-up s’affichent et rappellent aux bambins, par une petite vibration, ce qu’ils doivent faire.

« On a décidé de tout faire de A à Z. La carte électronique, le plastique, le logiciel, les applications iOS et Androïd », précise Sam Hickmann. Entre juin et juillet dernier, JOY a reçu 777.777 dollars de pré-commandes, soit quinze fois plus que l’objectif initial. La campagne Indiegogo, toujours en cours, avoisine les 920.000 dollars.

« Cela nous a conforté dans l’idée qu’il y avait une demande forte. On a déjà été contacté par de nombreux distributeurs », se réjouit l’entrepreneur, occupé aujourd’hui par le lancement de la production en série. La livraison est prévue en mars 2017. En attendant, Octopus est en lice pour le CES Innovation Award, dans la catégorie Accessible Tech. Et les vidéos de présentation rencontrent un franc succès sur les réseaux sociaux : « avec quatre vidéos, on a eu 45 millions de vues ». À la bonne heure.