À New York, François Cluzet pratique son anglais avec Jean Reno

Mon anglais est très scolaire. Je connais trois mots“. François Cluzet l’admet lui-même: l’anglais, ce n’est pas trop son truc. “J’ai fait trois films avec des Américains. Je ne comprenais par leurs vannes. L’un d’eux m’a couvert de compliments, mais je n’ai rien compris”.

L’acteur pratique volontiers l’autodérision en ce vendredi soir, au 583 Park Avenue de Midtown Manhattan. Celui que les Américains ont découvert dans “Intouchables” était à New York pour se faire remettre des mains de son ami new-yorkais Jean Reno le Trophée des Arts du FIAF, une distinction accordée tous les ans à une personnalité du monde des arts. Le Frenchie ne rêve pas de carrière américaine – “il faut commencer jeune pour réussir ici, j’ai 58 ans et cinq enfants” – mais qu’importe. Devant un parterre franco-américain de plusieurs centaines de personnes, il a bien fallu faire quelques efforts. “J’ai appris un discours en anglais par cœur“, confiait-il au sortir d’une séance photo avant le début de la cérémonie.

Le gala du FIAF vise chaque année à lever des fonds pour financer ses programmes culturels et son centre de langue. Vendredi soir, plus d’un million de dollars a été récolté – la vente aux enchères à 2.000 dollars d’un bouquet de roses rouges aura aidé.

Arrivé en cours de cérémonie, Jean Reno l’Américain s’est dit “fier” de remettre le Trophée à son “ami François“, avec lequel il a joué dans un film, “French Kiss”, en 1995 avec Meg Ryan et son autre “ami” Kevin Kline. “Vous avez des acteurs talentueux, de très bons acteurs et des acteurs honnêtes, comme mon ami Tom Hanks. François est un acteur très honnête“, a-t-il dit. Les Etats-Unis ne l’oublieront pas de sitôt. Son film du moment, « En solitaire », dans lequel Cluzet joue un skipper du Vendée Globe,  doit sortir aux Etats-Unis « le mois prochain ».

Outre François Cluzet, le charismatique PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn était également distingué lors de la soirée, recevant le Pilier d’Or, accordé aux hommes d’affaires incarnant la relation franco-américaine. En mai 2011, le “Taxi de Demain” du constructeur a été sélectionné pour remplacer les bons vieux taxis jaunes actuellement en circulation dans les rues new-yorkaises. Mais c’était avant que la cour suprême de l’Etat de New York juge, début octobre, les conditions de mise en oeuvre du projet contraires aux dispositions de la Charte de New York, et le bloque à quelques semaines de son lancement. La Ville a fait appel.

 Photo: Charles Guerin/ABACAUSA.COM