A New York, Carla chante, Sarkozy signe les autographes

Les lumières se rallument. Carla Bruni-Sarkozy vient de quitter la scène sous les applaudissements nourris de Town Hall, la salle de concert de Midtown. Rapidement, un autre show commence.

Pris d’assaut dès son arrivée, Nicolas Sarkozy, venu en spectateur, se livre à un bain de foule. “Vous nous manquez!“, “Revenez!“, lui lancent ses fans. Encadré par deux gardes du corps, il se fraye un chemin entre les allées de sièges étroites de la salle. Il serre des mains, pose pour des photos, demande à ses admirateurs d’où ils viennent, en anglais et en français. Et complimente une blondinette nommée “Carla”. “On l’appelle Carla Blondi“, glisse sa maman, pas peu fière.

Il ne parlera bien entendu pas aux quelques journalistes présents. Ni de son retour en politique, ni des affaires qui l’entourent ni même de sa rencontre avec Hillary Clinton, à la Clinton Global Initiative, dont il prit soin de twitter une photo. Avant de gagner les coulisses, il confiera simplement penser à “la chance que j’ai” en voyant son épouse se produire sur scène.

Devant une salle remplie essentiellement de Français, Carla Bruni-Sarkozy a égrainé les chansons de son répertoire. Son dernier album, “Little French Songs” bien sûr, mais aussi son premier, “Quelqu’un m’a dit”, qui s’est vendu à deux millions d’exemplaires dans le monde. Avec la voix d’ange qu’on lui connait, elle a aussi chanté “Douce France” en italien, en hommage à ses racines, et “Chez Keith et Anita”, dans laquelle elle exprime sa nostalgie des années 70 en s’imaginant en compagnie de Keith Richards, le batteur des Rolling Stones, et sa partenaire Anita Pallenberg.

Joueuse, charmeuse, elle a fait sourire le public en racontant qu’elle n’aimait pas qu’on l’appelle “Madame” – “Je ne serai pas “Dame” avant ma mort – et en présentant sa chanson “Raymond”, consacrée à son mari. “J’ai changé son nom. Il ne s’appelle pas Raymond mais il ressemble à Raymond“, s’est amusée la chanteuse.

Le couple est reparti de Town Hall en signant des autographes, suivi de Louis Sarkozy (fils unique de Cécila Attias et de l’ancien président). Prochain arrêt pour les Sarkozy: Los Angeles le 26 avril.